- Revue de presse N° 189
- 2020 - {2003-2020 – 17ème année}
- Articles du 7 juillet 2020

 


 

Contributeur

  Aix -en - Provence

6 juillet 2020

Hommage aux disparus en Algérie et Outre-Mer

Hier, de nombreuses personnes se sont réunies pour rendre hommage aux Français disparus en Algérie ou en Outre-Mer. Le 5 juillet 1962, alors que l'indépendance de l’Algérie devait être proclamée le soir-même au terme d’une décennie de guerre entre la puissance coloniale et les indépendantistes.

A Oran la journée tourne au drame. Dans cette ville coupée en deux entre communautés européenne et musulmane après des mois de terreur, des centaines de Français sont enlevés et assassinés.

La cérémonie a eu lieu devant le premier Mémorial national créé en France en leur mémoire situé à l'entrée du cimetière Saint-Pierre. Robert Pérez, président du collectif aixois des rapatriés, a remercié les nombreux venus dont les présidents d’associations patriotiques du pays d'Aix accompagnés de porte-drapeaux. Gérard Bramoullé, 1er adjoint aixois fidèle à la cérémonie, et Rémi Capeau, fraîchement élu conseiller municipal, étaient présents.

Dans son allocution. Robert Pérez a rappelé qu'on ne peut qu'honorer la mémoire de ces victimes dans une ville où la population se croyait protégée par l'armée française. " . RS

   © RPweb

De nombreuses gerbes de fleurs ont été déposées, hier, devant le premier Mémorial situé à l’entrée du cimetière Saint-Pierre.


 

https://www.nice-provence.info/2020/07/06/medisances-racisme-francais/

Médisances sur le « racisme » des Français

 

La Voix du Peuple(1) publiait le 26 octobre 2018 un article intitulé « Médisances sur le “racisme” des Français » qui aurait pu être écrit aujourd’hui tant il reste pertinent de nos jours de grandes manipulations racialistes anti-françaises et anti-chrétiennes.

Ce texte est publié sous la plume d’un chirurgien, officier supérieur, prisonnier à Diên Biên Phu.

Il serait temps qu’on cesse de nous bas­si­ner avec le pré­ten­du racisme des Français, il serait temps qu’on cesse de nous culpa­bi­li­ser avec notre pas­sé colo­nial et notre his­toire de France, qui seraient soi-disant res­pon­sables de l’échec de l’intégration et des ran­cœurs accu­mu­lées chez les jeunes immi­grés…

Qu’on arrête aus­si de nous bas­si­ner avec les plaies de la guerre d’Algérie, que les Algériens refusent de refer­mer et uti­lisent conti­nuel­le­ment depuis 55 ans pour s’exonérer du nau­frage de leur indé­pen­dance.

Ce conten­tieux va-t-il durer davan­tage que la guerre de Cent Ans ?
Jamais un Allemand ne nous repro­che­rait les siècles de guerre avec l’Allemagne.
Jamais un Vietnamien ne nous repro­che­rait la guerre d’Indochine.
Pourtant, les Vietnamiens ont connu à la fois la colo­ni­sa­tion et la guerre contre la puis­sance colo­niale. Mais on n’a jamais enten­du un Asiatique trai­ter un Français de sale blanc ou de face de craie.
Allemands et Vietnamiens regardent le futur et ne pleurent pas sur leur pas­sé en culpa­bi­li­sant la France !
Si les Algériens ont dila­pi­dé l’héritage colo­nial, qui fai­sait de l’Algérie le pays le plus moderne du conti­nent afri­cain avec l’Afrique du Sud, ce n’est cer­tai­ne­ment pas notre faute.

C’est la faute des inca­pables du FLN, au pou­voir depuis 55 ans et tota­le­ment cor­rom­pus.
La rente pétro­lière et gazière a été lar­ge­ment détour­née au détri­ment du peuple.

Par haine de la France, ils ont fait le choix de se rap­pro­cher de l’Union Soviétique au len­de­main de l’indépendance. Un choix éco­no­mique et poli­tique démen­tiel qui a rui­né le pays en quelques années.

En 132 ans de pré­sence, la France a créé l’Algérie et a sor­ti cette région du Moyen-Âge pour la trans­por­ter vers le monde moderne. C’est cela la véri­té.

Alors que depuis les conquêtes arabes du 7e siècle, sui­vies de la domi­na­tion turque, les enva­his­seurs musul­mans avaient fait du Maghreb un champ de ruines.

Pourquoi Noirs et Arabes ne s’intègrent pas alors que le modèle d’assimilation répu­bli­cain a fait mer­veille avec des géné­ra­tions d’Européens et plus récem­ment avec les Asiatiques ?
Tout sim­ple­ment parce qu’ils ne veulent pas s’intégrer et sont éle­vés dans la haine de la France pour beau­coup d’entre eux.

Car l’effort de la République en faveur des immi­grés est colos­sal. Jamais les immi­grés n’ont béné­fi­cié d’autant de moyens maté­riels, finan­ciers et humains que depuis 30 ans.
Mais quand on regarde les résul­tats, entre ceux qui font l’effort de s’intégrer et ceux qui haïssent la France, le constat est acca­blant !

À des années-lumières du dis­cours des asso­cia­tions pro-immi­grés et des pro­cu­reurs qui font chaque jour le pro­cès de la France.
Selon la seule étude dis­po­nible sur le sujet, publiée par l’Insee et l’Ined :
– 27% des des­cen­dants de parents asia­tiques occupent aujourd’hui un poste de cadre contre 14% en moyenne pour les Français, toutes ori­gines confon­dues.
– 9% pour les fils de Maghrébins.
– 5% pour ceux d’Afrique sub­sa­ha­rienne.
48% des Français d’origine asia­tique décrochent un diplôme du supé­rieur, contre 33% en moyenne en France. Enfin une autre sta­tis­tique remar­quable de l’étude : 27% des enfants d’immigrés chi­nois sont cadres, contre 14% en moyenne pour les Français”.

Cette réus­site des Asiatiques en France est par­ti­cu­liè­re­ment frap­pante pour la deuxième géné­ra­tion des 50 000 Indochinois arri­vés dans les années 1950, au moment de l’indépendance, et des 250 000 « boat people » viet­na­miens qui ont fui leurs pays dans les années 1970”.

Ces chiffres me rap­pellent l’arrivée d’un groupe de boat people viet­na­miens fuyant le régime com­mu­niste en 1979. Débarquant à Roissy, leur res­pon­sable s’était expri­mé avec émo­tion devant les camé­ras :

Jamais nous n’aurons de mots assez forts pour remer­cier la France de nous accueillir. Mais que les Français se ras­surent, nous allons tra­vailler dur et nous ne serons pas à leur charge très long­temps.”

6 mois plus tard, ces Asiatiques dému­nis de tout, par­laient fran­çais et leurs enfants cara­co­laient en tête des clas­se­ments sco­laires ! Comment ne pas être admi­ra­tif devant une telle volon­té de réus­sir ? Quel exemple pour les jeunes !

Un dis­cours magni­fique de sin­cé­ri­té et de recon­nais­sance envers la France.

Comme on aime­rait entendre le même dans les ban­lieues et dans les paroles des rap­peurs, qui ne savent que dis­til­ler la haine de la France qui les accueille !

C’est pour cela que le dis­cours de vic­ti­mi­sa­tion qu’on entend à lon­gueur de jour­née de la part des lob­bies immi­gra­tion­nistes n’est qu’un monu­men­tal men­songe.
Les immi­grés asia­tiques ne nous ont jamais bas­si­nés avec leur reli­gion.
On n’a jamais vu un boud­dhiste par­tir à l’étranger com­battre contre la France qui l’a accueilli à bras ouverts.
On n’a jamais vu des boud­dhistes blo­quer les rues pour prier, au pré­texte que les temples sont insuf­fi­sants.
On n’a jamais vu les élèves asia­tiques contes­ter l’enseignement de l’école répu­bli­caine, au pré­texte que cet ensei­gne­ment déplaît à Bouddha.
On n’a jamais vu d’émeutes dans les quar­tiers asia­tiques, de rodéos et de voi­tures brû­lées par cen­taines au moindre inci­dent.
On n’a jamais vu des Asiatiques agres­ser des ensei­gnants, des méde­cins des urgences ou des pom­piers.
On n’a jamais vu les Asiatiques ten­ter de brû­ler vifs des poli­ciers dans leur voi­ture.
Et il n’y a pas 5000 armes de guerre et de poing qui dorment dans les caves des quar­tiers asia­tiques.
Sans par­ler des vio­lences quo­ti­diennes, des viols en tour­nante, des menaces, des dégra­da­tions d’immeubles et des tra­fics en tout genre qui ont trans­for­mé nos ban­lieues en bande de Gaza.
Pour en reve­nir au suc­cès des Asiatiques, il ne tient pas du miracle mais de la men­ta­li­té de cette mino­ri­té.


 http://www.aps.dz/algerie/107052-le-magazine-de-l-histoire-d-algerie-memoria-devient-hebdomadaire-le-numero-zero-sortira-mardi

Le magazine de l'Histoire d'Algérie "Mémoria" devient hebdomadaire, le numéro zéro sortira mardi

Publié le : lundi, 06 juillet 2020 18:55  

ALGER - Le numéro zéro du magazine Mémoria, qui a changé de périodicité, en passant de mensuel à hebdomadaire, paraîtra dès mardi, avec une édition dédiée à la célébration du 58ème anniversaire de la fête de l'indépendance nationale.

Ainsi, "Mémoria hebdo" sortira chaque semaine sous format tabloïd de 16 pages, avec des thématiques dédiées aux questions de l'Histoire.

Dans ce numéro expérimental (daté du 7 au 13 juillet), la couverture est frappée du titre "1962 Indépendance de l'Algérie: une liberté arrachée de haute lutte", sur fond d'une photo des manifestants algériens sortis défiler pour célébrer l'indépendance de leur pays, tandis qu'au bas de la Une figurent les dossiers sélectionnés pour l'occasion, dont le premier sur la guerre de libération avec le portrait de Maxime-Charles Keller : "L'incroyable destin d'un enfant déporté d'Algérie", le second sur l'histoire d'une ville dédié à "Alger, Une capitale au passé millénaire", et le troisième dossier est consacré au thème Fait historique qui porte le titre "Les guillotinés de Barberousse en 1957".
Dans une contribution intitulée "Obligation de mémoire et devoir d'histoire", le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, fait observer qu'"en 2020, l'Algérie possède peu d'historiens connus et reconnus, au sens d'études rigoureuses des faits et des événements du passé, d'une construction objective, d'une recherche systématique et d'une exploitation critique des sources".

"Cinquante-huit ans après la sortie du pays de sa longue nuit coloniale, le moment est d'autant plus propice pour travailler à l'émergence d'une école historique algérienne que le pays vit une séquence historique exceptionnelle. Une phase cruciale qui consiste à reconstruire, déconstruire et construire pour mieux bâtir la nouvelle République qui est au cœur du contrat républicain qui repose sur les 54 engagements pour une nouvelle république qui engage le président de la République depuis son élection le 12 décembre 2019", souligne-t-il.

Dans son éditorial, Ammar Khelifa, fondateur du magazine, précise qu'"aujourd'hui, par devoir patriotique et par obligation civique, et pour mieux répondre à la volonté du président de la République de mettre l'Histoire, son écriture, son enseignement et sa médiatisation au cœur de l'entreprise collective de renforcement du sentiment d'appartenance nationale, Mémoria, mensuel depuis son lancement, devient hebdomadaire".

Le magazine change de périodicité "pour être plus proche encore de ses lecteurs, mais aussi pour renforcer l'offre médiatique relative à l'Histoire du pays".

Pour M. Khelifa, "Mémoria, outil pédagogique de l'Histoire et de la mémoire, réceptacle du vécu des acteurs disparus ou encore en vie, se devait d'être au rendez-vous de l'Histoire qui s'écrit et se raconte, en proposant une matière plus dense et des rendez-vous désormais moins espacés avec ses lecteurs". L'hebdomadaire de l'histoire d'Algérie est vendu à 50 DA.


 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/daniele-obono-cible-dattaques-racistes-apres-avoir-qualifie-jean-castex-dhomme-blanc_fr_5f030231c5b612083c5efd2b?utm_hp_ref=fr-politique

POLITIQUE

06/07/2020 13:44 CEST

Danièle Obono cible d'attaques racistes après avoir qualifié Jean Castex "d'homme blanc"En qualifiant Jean Castex "d'homme blanc de droite bien techno", la députée de la France insoumise a été accusée de "racialisme" par une collègue LREM, puis couverte d'injures.

RACISME- “Négresse”, “macaque”, “bonobo”... Voici une courte sélection des injures racistes reçues par la députée Danièle Obono ces trois derniers jours. Dans un message posté sur son compte Twitter, l’élue de la France insoumise a partagé quelques captures des attaques incendiaires reçues après avoir qualifié le nouveau Premier ministre, Jean Castex, “d’homme blanc”.
Une expression qui a lui a d’abord valu une première salve d’accusations de la part de certains de ses collègues LREM à l’Assemblée, puis un tombereau d’injures qui a suivi pendant le week-end.

Rétroviseur. Le 3 juillet, l’Élysée annonce la nomination de Jean Castex à Matignon, chargé de former un nouveau gouvernement après la démission de celui d’Édouard Philippe.
Alors que la gauche et les écologistes déplorent le choix de cet homme de droite, proche des milieux sarkozystes, en lieu et place d’une figure d’ouverture ou d’une femme, la députée Danièle Obono publie ce message.

Cette expression “homme blanc de droite bien techno & gros cumulard” ne passe pas dans les rangs de La République En Marche; quelques élus reprochent à leur collègue insoumise son “outrance”, voire son “racisme”.
“Le racisme ordinaire des racialistes est le même que celui du RN. Seule la cible change”, lui rétorque ainsi la députée LREM Anne-Laurence Pétel.

Quand Macron devisait sur les “mâles blancs”

Ce à quoi Danièle Obono répond qu’elle ne fait que reprendre un vocable usité par le président Emmanuel Macron lui-même lors de la présentation du plan banlieue de Jean-Louis Boroloo qui sera finalement enterré.
Le 22 mai 2018, Emmanuel Macron avait en effet estimé qu’un plan élaboré par “deux mâles blancs” ne pouvait plus fonctionner dans la France d’aujourd’hui. La formule avait à l’époque indigné certains responsables politiques, comme Marine Le Pen qui y avait vu “un argument racial” et la marque d’un “communautarisme”. Mais personne n’avait trouvé à y redire du côté d’En Marche.
Citant ce passage, Danièle Obono a ironisé à l’adresse de ses détracteurs en pointant que “quand c’est bibi, on applaudit et bravo, n’est-ce pas les député-es godillots”.

Cette riposte n’a pas empêché des internautes et observateurs de s’en rendre au racialisme de Danièle Obono, ardemment soutenue par ses amis de la France insoumise.
“Quand Macron parlait des ‘mâles blancs’ la bonne société a applaudi un président ouvert à la diversité. Quand Daniele Obono pointe la surreprésentation en politique des hommes blancs technocrates, les mêmes hurlent au racisme, déversent sur elle des injures ignobles. Tartuffes!”, a déploré le député Bastien Lachaud.
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a lui pris moins de gants: “Fachos, votre racisme à propos de la députée Danièle Obono est pitoyable d’indignité.”


 

https://www.menton-infos.fr/devoir-de-memoire/

Devoir de mémoire

Par Rédaction - 6 juillet 2020

Hier, au Bastion, en présence d’élus et de Mentonnais, la Ville et la Maison du Pied-noir ont rendu hommage à la mémoire des victimes du massacre du 5 juillet 1962 à Oran et aux victimes du génocide perpétré envers les Harkis.

François Alarcon, président de la Maison du Pied-noir, a ouvert la cérémonie : « Ce 5 juillet, toutes les limites de l’horreur ont été franchies devant les soldats français qui, obéissant aux ordres du chef de l’État, ont laissé faire : égorgements, mutilations, livraisons à la prostitution de milliers de Français, abandons aux mains du FLN de milliers de Harkis. Aujourd’hui, comme chaque année, nous honorons des Français abandonnés à des bourreaux par la France alors qu’elle devait et pouvait les protéger ».

Trois gerbes ont ensuite été déposées au pied de la stèle dont celle de la Ville par Jean-Claude Guibal, Maire de Menton. La gerbe de la Maison du Pied-noir par François Alarcon et Hubert Fuster, adhérent. Celle des Amitiés oraniennes par Colette Porcel, vice-présidente.


 

https://lejournaldugers.fr/article/43372-une-hysterie-anti-communiste-alimente-le-revisionnisme-historique-en-france

Une hystérie anti-communiste alimente le révisionnisme historique en France

Le 07 juillet 2020 à 09h46

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W. E. Gutman

Un mythe cultivé par la France proclamait que l’Algérie était française. En réalité, l’Algérie était une misérable colonie dont les ressortissants—environ dix millions—avaient été tenus dans un étau écrasant d’infériorité politique, économique, sociale, et culturelle par une élite de moins d’un million de colons pendant plus d’un siècle.

La France avait construit des écoles et des hôpitaux mais la grande majorité des Algériens ne bénéficiaient ni des droits ni des privilèges accordés à leurs maîtres colonisateurs. L’humiliation ressentie par les colonisés découlait moins de l’iniquité de leur circonstance que du rang symbolique et réel d’infériorité imposé par l’usurpateur. Le fractionnement de la société coloniale en deux domaines divergents—le conquérant et le conquis—dura jusqu’aux années 60. Il est vrai qu’on accordera aux Juifs algériens la nationalité française mais on la refusa aux musulmans auxquels les urnes furent aussi interdites. Quand des élections truquées déclenchèrent des manifestations, censures, arrestations, exécutions hors-judiciaires, et rapts s’ensuivront.

En novembre 1954, soixante-dix attentats terroristes simultanés contre les « pieds noirs » en Algérie, mèneront à une guerre laide et sanglante d’indépendance. Peu avant, la France, bientôt remplacée par une Amérique en proie à une hystérie anti-communiste, avait abandonnée l’Indochine à la suite d’une guerre amère et vaine qui culmina en une défaite cinglante à Dien Bien Phu. La débâcle française dans ses colonies du Vietnam, Laos, et Cambodge, et sa perte de prestige sur le plan international, soulèveront une vague de ferveur nationaliste parmi les Français, surtout ceux nés en Algérie et qui la considéraient comme la leur.

La France expédia un grand nombre de légionnaires ; les conscrits de l’armée suivirent. Peu après, des bruits anecdotiques ainsi que des témoignages de mauvaise conduite des soldats français circulèrent librement en métropole, comme le furent les troublantes révélations qu’un grand nombre de Français avaient été massacrés. On apprit aussi que des Algériennes furent violées, que des hommes furent battus, immergés dans des bains d’eau glacée, arrosés d’excréments, et électrocutés (traitement que mon feu père, résistant, endura aux mains de la Gestapo française lors de son arrestation à la Prison de Fresnes).

Des documents déclassés, y compris des photos et une surabondance de comptes rendus de presse, livres, et documentaires verseront une lumière bouleversante sur les atrocités commises par les Français en Algérie.

On se souviendra de Maurice Papon (décoré par De Gaulle en 1961 !) lorsqu’il était secrétaire général de la police de Bordeaux pendant la Seconde Guerre mondiale. Il participa à la déportation de plus de 1600 Juifs. Il est également connu pour ses activités dans la guerre d’Algérie, au cours de laquelle il a torturé des prisonniers insurgés en tant que préfet du département de Constantine, et a ordonné, en tant que préfet de la police de Paris, la répression sévère d’une manifestation pro-Front de Libération Nationale (FLN) contre un couvre-feu qu’il avait "conseillé. »

Refusant de s’avouer vaincus, les Algériens luttèrent avec vaillance et perdirent plus de cinq cent mille combattants durant les huit ans de conflit. Les hostilités prendront fin avec l’indépendance de l’Algérie et l’anéantissement de l’empire colonial français.

Tant que les lions n’ont pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur.

W. E. Gutman est un journaliste et écrivain franco-américain. Il vit en Floride.


 

https://www.nouvelobs.com/politique/20200706.OBS30966/castaner-belloubet-ndiaye-ils-ont-ete-remercies-par-macron.html

Castaner, Belloubet, Ndiaye… ils ont été remerciés par Macron

Plusieurs piliers de la macronie, considérés comme des proches d’Emmanuel Macron, n’ont pas été reconduits dans le gouvernement de Jean Castex, dévoilé ce lundi.

Par Geoffrey Bonnefoy

Publié le 06 juillet 2020 à 20h38 Mis à jour le 07 juillet 2020 à 09h43

Ils étaient considérés comme des piliers de la macronie… et ont été écartés du gouvernement de Jean Castex. Si certains ministres du gouvernement d’Edouard Philippe ont été reconduits (Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer, Bruno Le Maire…), voire ont eu une promotion (Gérald Darmanin, Gabriel Attal…), d’autres ont tout bonnement été remerciés après parfois plusieurs années au service de l’exécutif.

Dupond-Moretti à la Justice, Darmanin à l’Intérieur… voici la composition du gouvernement Castex

Le départ le plus notable, et parce qu’elle avait la fonction la plus exposée, est sans nul doute celui de Sibeth Ndiaye. L’ancienne porte-parole du gouvernement, qui assumait de « mentir » pour protéger le président de la République, a été remplacée par Gabriel Attal.

Selon le journaliste du « Monde » Alexandre Lemarié, il s’agirait d’une décision personnelle. « Elle a eu de belles propositions pour continuer dans ce gouvernement mais elle a pris la décision d’arrêter », a indiqué son entourage au « Monde ».

Proche parmi les proches, elle avait fait partie de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, chargée des relations presse, et avait rejoint le gouvernement en mars 2019… gouvernement qu’elle quitte donc ce lundi 6 juillet.

Castaner quitte Beauvau

 

 KéKé de Marseille projet de loi pour le FLN !

Autre départ remarqué : celui de Christophe Castaner, considéré pourtant comme un proche d’Emmanuel Macron ; un ancien socialiste devenu « marcheur » de la première heure. L’ex-ministre de l’Intérieur, qui s’était récemment mis toute la maison police à dos avec ses déclarations sur les violences policières, avait accumulé les gaffes lors de son passage à Beauvau, et n’a pas été reconduit dans ses fonctions – ni Laurent Nuñez qui le secondait –, remplacé par Gérald Darmanin, qui a hérité de ce prestigieux maroquin ministériel.

Nommée en juin 2017 peu après l’élection d’Emmanuel Macron, Nicole Belloubet était très menacée. Depuis plusieurs mois, les relations entre l’ancienne ministre de la Justice, les avocats ainsi que les magistrats étaient extrêmement tendues et la réforme des retraites avait conduit les avocats à entamer plusieurs grèves, dénonçant le manque d’écoute de leur ministre.

 Toulouse lui doit le pont du 19 mars 1962……..

Nicole Belloubet a été remplacée à la Chancellerie par le très médiatique avocat Eric Dupond-Moretti. Une surprise, tant son nom est resté dans le secret des arcanes du pouvoir jusqu’à l’annonce par Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée.

Muriel Pénicaud éjectée

 

 combine pour voyage de macron aux USA en 2017

L’ex-ministre du Travail Muriel Pénicaud était également sur la sellette, rincée après le débat sur la réforme des retraites et une communication parfois laborieuse. Cette ancienne DRH, arrivée avec le premier gouvernement d’Edouard Philippe, s’était retrouvée au cœur d’une polémique sur l’allongement du congé de deuil après le décès d’un enfant. Elle a été remplacée ce jour par Elisabeth Borne.

A noter que les secrétaires d’Etat de ce premier gouvernement Castex seront annoncés dans un second temps. Le sort de plusieurs membres du gouvernement sortant est donc encore en suspens, notamment en ce qui concerne Brune Poirson (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire), Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance) ou Cédric O (chargé du Numérique)… Ils seront fixés dans le courant de la semaine.

Geoffrey Bonnefoy


https://datan.fr/deputes/haute-garonne-31/depute_elisabeth-toututpicard

7 juillet 2020

Élisabeth Toutut-Picard
Premier mandat
QUI EST-ELLE ?

Élisabeth Toutut-Picard, 65 ans, est née à Blida. Elle est entrée en fonction en juin 2017 et en est à son premier mandat. Au total, elle a passé 3 ans sur les bancs de l’Assemblée, soit moins que la moyenne des députés (5 ans).
Elle siège avec le groupe La République en Marche, groupe classé au centre de l'échiquier politique.
Élisabeth Toutut-Picard est membre de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.
SON ÉLECTION
Élisabeth Toutut-Picard est députée dans la Haute-Garonne (31).
Elle a été élue au 2ème tour avec 67.84% des voix.


 

https://www.observalgerie.com/france-lextreme-droite-sen-prend-de-nouveau-a-lalgerie-et-au-fln/2020/

France : L’extrême droite s'en prend de nouveau à l’Algérie et au FLN

Par Ahmed Oul 6 juillet 2020 14 h 15 min

Le délégué national du Rassemblement national, Jean Messiha, s’est attaqué avec virulence à l’Algérie et au Front de libération nationale, à l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance du pays. Le membre du parti de l’extrême droite française a accusé les combattants du FLN d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Dans un tweet posté sur son compte officiel, le député d’origine égyptienne a également ironisé sur les ressortissants algériens établis en France.

Jean Messiha, de son vrai nom Hossam Boutros-Messiha, a écrit à l’occasion de la Fête de l’indépendance de l’Algérie : « Le 5 juillet 1962 après une guerre où le FLN a multiplié les crimes contre l’Humanité, l’Algérie devenait indépendante.

Premier réflexe de millions d’Algériens ?
Rejoindre leur ancienne métropole au lieu de rester bâtir leur pays. Après le divorce, la France a la garde des enfants ».

 

 

Ce n’est pas la première fois que l’extrême droite s’en prend à l’Algérie. La présidente du RN, Marine Le Pen, s’est maintes fois attaquée à l’Algérie, appelant notamment à suspendre l’immigration en provenance de ce pays.

La présidente du RN se sert souvent de l’actualité algérienne pour ses fins politiques.

Cette année, l’Algérie a célébré sa Fête d’indépendance par l’enterrement solennel et officiel de 24 crânes de ses tout premiers résistants, tués au début de la colonisation française, au XIXe siècle.

La restitution des restes humains par la France a détendu les relations entre l’Algérie et l’ancienne puissance coloniale, marquées depuis l’indépendance, en 1962, par des polémiques récurrentes et des crispations.

La question mémorielle reste au cœur des relations volatiles entre la France et l’Algérie, alors que la France peine à solder son passé colonial.

L’Algérie veut des excuses officielles de la France

 

L’Algérie demande toujours des excuses officielles de Paris pour tourner la page du passé colonial et apaiser les relations conflictuelles entre les deux pays. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait dit, samedi, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie, estimant que son homologue Emmanuel Macron peut « apaiser la situation ».

Abdelmadjid Tebboune avait déclaré : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas. On le souhaite ». Et d’ajouter, « Cela va permettre d’apaiser le climat et le rendre plus serein pour des relations économiques, pour des relations culturelles, pour des relations de voisinage », rappelant que plus de six millions d’Algériens vivent en France et qu’ils « peuvent emmener quelque chose là-bas et ici ».

Le chef de l’Etat algérien estime « qu’avec le président Emmanuel Macron, nous pouvons aller loin dans l’apaisement, dans le règlement du problème de la mémoire ». « C’est quelqu’un de très honnête, qui veut apaiser la situation (…) et permettre à nos relations de retrouver leur niveau naturel », a-t-il poursuivi, qualifiant le président français de « très sincère », « très propre du point de vue historique ».

Pour rappel, lors d’une visite à Alger en décembre 2017, le président français Emmanuel Macron s’était engagé à restituer les restes humains algériens entreposés au Musée de l’Homme. Avant son élection à la tête de la République française, il avait qualifié, à Alger, la colonisation de l’Algérie de « crime contre l’humanité »


 

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/monde/lalgerie-attend-des-excuses-pour-la-colonisation-quand-la-repentance-de-macron-fait-le-jeu-du-fln-121402

L’Algérie attend des excuses pour la colonisation : quand la repentance de Macron fait le jeu du FLN

Par Nicolas Clément Publié le 07/07/2020 à 10:00

A l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, Abdelmadjid Tebboune, président de la République, a laissé entendre qu’il apprécierait grandement qu’Emmanuel Macron présente des excuses formelles à son pays. Démarche sincère ou stratégie de diversion pour empêcher la résurgence du Hirak ?

Déjà si prompte à ployer le genou par les temps qui courent, la France pourrait bientôt s’adonner à une nouvelle scène d’auto-flagellation. « Des mots, des mots, des mots ! » réclament les autorités algériennes. Vraisemblablement, l’ancien occupant n’en fera jamais assez pour expier ses fautes. Pourtant, l’administration française ne semble pas ménager ses efforts.

Des “gestes” encore insuffisants

Déjà, en 2017, alors qu’Emmanuel Macron venait à peine d’être élu président, la France demandait l’absolution à son ancien département. Au cours d’un entretien surEchorouknews, le président “marcheur” avait des mots très durs sur l’Algérie française. « J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie, disait-il. C’est un crime contre l’humanité. Cela fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers qui nous avons commis ces gestes ». Une sortie qui a ravi les pieds-noirs et leurs descendants.

Comme si cette première génuflexion ne suffisait pas, samedi dernier, le président français a décidé de poursuivre sa pénitence en remettant les crânes de 24 « martyrs anticoloniaux » du 18e siècle à son voisin méditerranéen. Conservés à Paris depuis plusieurs décennies, les ossements des combattants algériens ont été ramenés dans leur pays d’origine pour y être enterrés dignement. Le jour de la fête de l’indépendance, les reliques ont rejoint le “carré des martyrs de la révolution algérienne”, dans le cimetière d’El Alia en banlieue d’Alger.

Des gestes symboliques, mais encore insuffisants pour l’héritier de Bouteflika.
Le président Macron a eu le courage de dire ce que les autres n’ont pas dit.

Interrogé le 4 juillet par France 24 au sujet d’une possible réconciliation des mémoires entre la France et l’Algérie, le chef d'Etat FLN a salué les premières mains tendues de Jupiter : « Il a été très réceptif et compréhensif. (…) Le président Macron a eu le courage de dire ce que les autres n’ont pas dit. [Il] a été le premier à dire que la colonisation était presque un crime contre l’humanité ». Toutefois, d’après le président algérien, il reste encore du chemin à parcourir.

Décidé à gagner la guerre mémorielle franco-algérienne, Abdelmadjid Tebboune a habilement renvoyé Emmanuel Macron dans ses cordes : « Je pense que l’on a déjà reçu des demi-excuses. Maintenant, il faut faire un autre pas. » Poussant la logique macroniste à son paroxysme, ce dernier a fini par sous-entendre que la France devait présenter des excuses formelles pour son prétendu crime contre l’humanité. « On le souhaite. Cela va permettre d’apaiser le climat, a-t-il dit. Nous avons plus de 6 millions d’Algériens qui vivent en France,


 

https://www.valeursactuelles.com/monde/del-valle-repentance-sens-unique-et-haine-anti-occidentale-les-lecons-de-lauto-racisme-121409

Repentance à sens unique et haine anti-occidentale, les leçons de “l'auto-racisme”

Par Auteur Alexandre del Valle / Mardi 7 juillet 2020 à 14:55

Par Auteur Alexandre del Valle

Suite aux demandes d'excuses du président algérien Abdelmadjid Tebboune et après des semaines de campagne de diabolisation des Etats-Unis, de la France et de l'Occident par des lobbies anti-racistes de plus en plus ouvertement racistes envers tout ce représente l'Homme-Blanc-judéo-chrétien, Alexandre Del Valle rappelle qu'il n'y a pas de culpabilisateurs sans culpabilisés et que ceux qui nous demandent de nous auto-flageller et de nous incliner devant leur victimisme suprémaciste (noir ou islamiste) répondent à notre enseignement de la haine de soi…
Ce dimanche 5 juillet, à l'occasion du 58ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, son nouveau président élu fin 2019, Abdelmadjid Tebboune, a fait une déclaration très remarquée qui invite une fois de plus la France à s'excuser pour la colonisation, ceci trois ans après qu'Emmanuel Macron ait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie » (interview à la chaîne algérienne Echorouk News, 14 février 2017). Le président Macron avait précisé: « Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. » L'exigence du président algérien est intéressante à analyser d'un point de vue psycho-géopolitique car elle résume tout le problème de la repentance en politique. En effet, la psychologie humaine nous enseigne que « plus on s'excuse et l'on se sent coupable, plus on est culpabilisé et accusé ». Ceci fait écho au fameux adage : « qui s'excuse s'accuse », ou encore au constat qu'il n'y a « pas de culpabilisateur sans culpabilisé ».

Le président algérien a donc habilement rappelé à ses interlocuteurs français post-gaullistes complexés : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas. » On notera le « il faut », qui équivaut à un ordre. Tebboune va d'ailleurs encore plus loin lorsqu'il menace à demi-mot la France en estimant nécessaire d'« affronter le problème de la mémoire qui hypothèque beaucoup de choses dans les relations entre les deux pays (…). Cela va permettre d'apaiser le climat et le rendre plus serein pour des relations économiques, pour des relations culturelles, pour des relations de voisinage. » Faisant clairement allusion au « contexte actuel » (violences urbaines et révoltes traoristes anti-Gaullois de plus en plus violentes des banlieues hors contrôle), le président algérien a opportunément rappelé qu'il y a « six millions d'Algériens ou descendants d'Algériens en France », faisant ainsi comprendre qu'il aurait les moyens de radicaliser ou apaiser cette communauté selon que l'Etat français cède à d'ultérieures demandes ou pas… Le message a été parfaitement compris par nos élites capitulardes et nos forces de l'ordre qui savent à quel point l'immigration allogène de masse peut devenir, lorsqu'elle n'est plus intégrée, un levier d'ingérence pour les pays d'origine et donc une perte de souveraineté pour l'Etat autochtone.

Non-réciprocité dans le respect des souverainetés et susceptibilités nationales

 

Alors même que l'ex-ministre algérien "de la diaspora", Samir Chaabna a dû récemment démissionner pour garder sa (double) nationalité française et que l'Etat algérien exige de lui une seule allégeance, la France nomme depuis des années des ministres binationaux sans jamais exiger d'eux pareille uni-allégeance et les laisse même souvent critiquer leur pays d'adoption (qualifié notamment de « raciste ») ou se vanter de préférer civilisationnellement leur peuple d'origine. JAMAIS l'Algérie (mais aussi l'Egypte, le Maroc, la Croatie, la Serbie, l'Argentine, le Brésil ou même la Corée du Sud ou nos alliés américains ou Australiens) n'accepterait qu'un ministre ait une préférence identitaire affichée pour un autre pays. En fait le président algérien, comme son homologue turc, sait parfaitement, en bon connaisseur de l'âme européenne complexée, que le peuple français dirigé depuis la fin de De Gaulle par des élites post-nationales, est profondément nationalement et psychologiquement amoindri par cinq décennies de repentance et d'enseignement de la haine de soi. La requête du président Tebboune confirme notre observation selon laquelle faire culpabiliser l'Autre permet de lui soutirer indéfiniment une rente morale ou effective. L'Homme aurait bien tort de ne pas utiliser ce stratagème, d'autant qu’il doit tout faire pour détourner le regard du peuple algérien qui a lancé une téméraire Révolution démocratique non pas contre la France mais contre le "Système" oligarchique algérien, c'est à dire son VRAI bourreau actuel. D'ailleurs, tous les autocrates algériens du "Système", "élus" depuis l'indépendance, ont détourné l'attention du peuple et des vrais problèmes en crachant sur le bouc-émissaire français coupable éternel facile de tout et pour tout. La chose ne pourra pas durer éternellement, mais de son point de vue, l'harceleur oral aurait tort de se priver d'une arme tant qu'elle est efficace . Comme Erdogan le néo-sultan turc qui appelle ses ressortissants en France à ne pas s'intégrer et à voir dans l'intégration à un "crime ("raciste-islamophobe") contre l'humanité", Abdelmajid Tebboune connait bien cette loi de la psychologie de la domination qui fait que le culpabilisé-débiteur ne s'excuse jamais assez, surtout si ses "fautes" ne sont pas unilatérales et si l'accusation permet de faire oublier celles du culpabilisateur… D'où l'absence totale dans le débat franco-algérien de la question des milliers de Français-européens pieds-noirs et Harkis enlevés, torturés, massacrés ou disparus et dont on a jamais réussi à retrouver les traces.

Mea culpa à sens unique et accusation-miroir

 

En matière de mémoire, de repentance et de demandes de pardon, tout ne se vaut pas: il existe de vraies victimes, des responsabilités unilatérales et des fautes partagées. Et le noble principe d'autocritique a lui aussi ses limites et ses perversions. Pour distinguer l'acceptable de l'inacceptable, la cible de l'attaque psychologique doit savoir dire stop quand la capacité à reconnaître des torts est dévoyée par un prédateur. Et à ceux qui tenteront la manchette de la reductio ad hitlerum (les antiracistes à sens unique l'emploient tout le temps) en lançant: « Ceux qui refusent de s'excuser pour les horreurs de la guerre d'Algérie et la colonisation européenne sont les mêmes que ceux qui refusent de s'excuser pour la Shoah », il convient de répondre: les juifs cibles de l'antisémitisme et de la Shoah étaient des victimes pures et ils furent persécutés durant des siècles dans un total rapport de victimes à bourreaux. Il est par conséquent logique que les seconds demandent pardon aux premiers dans un sens unique. Il en va de même pour les Arméniens et autres chrétiens araméens ou grecs d'Anatolie génocidés par les Turcs ottomans-nationalistes. On pourrait aussi mentionner les Vendéens génocidés par le régime révolutionnaire de la Terreur ou encore les Aborigènes australiens et autres indigènes amérindiens exterminés par les Anglo-saxons et dans une moindre mesure les conquistadores espagnols. Il n'y a là qu'un seul camp victime et en face un vrai bourreau. En revanche, pour la colonisation de l'Algérie et du Maghreb, les torts ont été bien plus partagés, comme les apports, car à la différence de l'Afrique noire, qui n'avait jamais agressé les peuples européens, les dirigeants de la Tunisie, du Maroc et des tribus prédatrices à la tête des ancêtres de l'Algérie ou de la Libye (pays artificiellement créés par les colonisateurs européens) et liés à l'empire califal turco-ottoman n'ont jamais cessé d'agresser et de menacer l'Europe chrétienne entre le VII et le XIXeme siècle. La traite des esclaves (européens-chrétiens) par les empires musulmans et les incessantes pirateries barbaresques, razzias et prises d'otages jihadistes qui les alimentaient avec la bénédiction du Califat islamique (arabe puis turco-ottoman) ne se tarirent qu'avec les guerres barbaresques livrées par les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France (1804-1815), une fois neutralisée la flotte pirate, puis avec la prise d'Alger en 1830 par les Français. Et rappelons aux pro-Traoré revanchards anti-occidentaux que le commerce des esclaves ne s'acheva en Afrique avec la colonisation et l’adoption des lois européennes émancipant les esclaves.

Aussi, lorsque les Européens d'aujourd'hui s'excusent d'avoir colonisé des pays musulmans — lesquels répondent comme Tebboune en exigeant toujours plus d'excuses — ils commettent une erreur de jugement sur eux-mêmes et sur l'Autre et font preuve d'amnésie, car les pays européens chrétiens ont été eux-mêmes encore plus durement et plus longtemps agressés, colonisés et même réduits en esclavage par les empires arabes, l'empire turco-ottoman et les pirateries berbéro-maghrébines, soit du VIIeme siècle (conquête de la péninsule ibérique) au milieu du XIXeme siècle (colonisation du Maghreb). Les excuses de nos dirigeants envers des leaders nationalistes arabes, turcs ou islamistes — quant à eux très fiers d'avoir colonisé les Espagnols, les Ibères, la Sicile, les Balkans, Byzance ou la Russie — constituent une culpabilisation unilatérale inappropriée et un renversement des responsabilités. Lorsque la gauche espagnole post-franquiste demande de s'excuser collectivement pour la Reconquista vue comme "raciste islamophobe" (nouvelle mode inaugurée dans les années 1990), elle devrait demander en contrepartie aux pays du Maghreb, au Maroc et à la Mauritanie de s'excuser pour les conquêtes ommeyades arabo-berbères de l'Espagne et du Portugal puis pour les massacres des dynasties almohades et almoravides qui réduirent à l'état de sujet de seconde zone, d'esclaves et de soumis humiliés les habitants autochtones chrétiens et même juifs.

José Maria Aznar : les excuses doivent être réciproques avec le monde arabe

 

L'ex-président du Conseil espagnol José Maria Aznar me fit un jour cette remarque hélas jamais sortie de la bouche d'un président français depuis la mort de De Gaulle: « Nous nous excuserons d'avoir repoussé les Arabes-musulmans d'Espagne quand ils s'excuseront d'avoir occupé et soumis l'Espagne durant huit siècles! » De la même manière, si l'Eglise catholique eut raison lors du Concile Vatican II de demander pardon pour l'antisémitisme passé, elle a eu tort de le faire envers le monde musulman pour les croisades, car JAMAIS aucun dirigeant arabe, un grand imam d'Al Azhar, de La Mecque ou de Médine, aucun intellectuel musulman de renom, même progressiste, n'a songé une seconde à s'excuser pour les attaques arabo-islamiques, turco-ottomanes et tatares contre l'Europe chrétienne durant 1200 ans. Nous ne recevrons en effet jamais les moindres présentations d'excuses pour les conquêtes et razzias de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie du Sud, des Balkans, de l’Afrique, de la Russie, des Indes ou des empires byzantins ou perses par les envahisseurs arabo-turco-musulmans. Tout le malentendu entre l'islam et la Chrétienté depuis Vatican II repose sur cette repentance à sens unique, poussée à son paroxysme par le Pape Benoit qui lave régulièrement les pieds de prisonniers ou migrants clandestins musulmans et dénonce « l'islamophobie » de Salvini en Italie tout en ne disant rien sur la christianophobie et la judéophobie (et même « mécréantophobie ») des pays musulmans. En réalité, la sagesse voudrait que l'on soit autant indulgent avec notre passé impérial qu'avec le passé tout aussi impérialiste des Califats-sultanats arabes et turcs « glorieux » de Bagdad, Damas, Cordoue ou Istanbul tant vantés dans nos littératures ("mythes de la Sublime porte éclairée"; modes des Turqueries; Al-Andalous la "tolérante" ou de la "science arabo-musulmane en avance" qui aurait "sauvé la pensée grecque"). Le souci d'équité voudrait que nos empires passés ne soient pas plus diabolisés que ceux des califats islamiques, donc que l'on en condamne aucun ou TOUS ; que l'on fustige tous les racismes ou aucun, toutes les colonisations passées ou aucune, afin d'éviter que la repentance à sens unique ne devienne une arme au service des suprémacistes à rebours enclins à justifier leurs appétits conquérants par des insatiables exigences de "réparation". La sagesse voudrait que l'on ne juge pas notre passé avec l'oeil du présent (anachronisme) et que l'on ne soit pas plus "auto-raciste" que raciste. Car la haine n'engendre que la haine, et Mandela a prouvé que seul le pardon (envers l'Autre mais aussi envers soi) permet la réconciliation, pas l'entretien des rancunes à la façon des Indigéniste/"racisés" vindicatifs.


 

https://www.israelvalley.com/2020/07/desintox-disrael-valley-israel-a-toujours-vote-contre-lalgerie-a-lonu-cest-faux/

Désintox d’Israel Valley. « Israël a toujours voté contre l’Algérie à l’ONU ». C’est faux!

 

Par Israelvalley Desk|juillet 7th, 2020|Catégories : POLITIQUE

Israel et la Turquie Israel et la Turquie

ALGERIE (Tamurt) – A la veille de 26 anniversaire du congrès de la Soummam, tenu en Kabylie, pour mieux organiser la guerre de libération de 1954-1962, il est utile de revenir sur cette période de colonisation française. L’histoire algérienne est falsifiée et les nouvelles générations ignorent la réalité de cette période. De ce fait, à l’heure de l’internet, il est utile de revenir sur certains détails importants  de l’histoire de la guerre de libération. A l’ONU, ou Hocine Aït Ahmed avait réussi à inscrire la question algérienne et ouvrir un bureau pour le FLN, le sort de l’Algérie n’a pas été tranché pendant des années à cause du poids de la France au sein de cette organisation.

Malgré les pressions de la France, beaucoup de pays étrangers avaient soutenu corps et âme la cause algérienne. En plus des pays de l’Amérique latine et  des pays de l’Europe de l’Est, Israël, un pays que les Algériens veulent raser sur la carte géographique, avait soutenu la cause algérienne. Israël avait toujours voté oui en faveur de l’Algérie. C’est une réalité et une vérité historique. Les archives existent toujours à l’ONU.

Israël à soutenu mieux que tous les autres pays arabes la cause algérienne à l’ONU.

Pourquoi vouer aujour’dhui une haine vers ce pays?

Par contre, le pays que les Algériens adulent, pour la simple raison que c’est un pays à majorité musulmane, la Turquie, avait voté à l’ONU Non pour l’indépendance de l’Algérie. Une autre vérité que tous les Algériens ignorent! Pour la colonisation turque, l’Algérie officielle la considère positive voire même comme « un service rendu au peuple algérien ».

Ravah Amokrane 


 

https://fr.sputniknews.com/france/202007061044064421-covid-19-algerie-baton-pour-se-faire-battre/

Cas de Covid-19 importés d’Algérie: « on donne le bâton pour se faire battre »

18:15 06.07.2020(mis à jour 21:00 06.07.2020) URL courte

Alors que les autorités sanitaires françaises multiplient les efforts pour museler les clusters identifiés, des cas graves importés d’Algérie font craindre un redémarrage de l’épidémie.
Des malades sont arrivés en France sans être contrôlés.

Une absence de dépistage qui laisse à penser que Paris n’a pas tiré les leçons de la crise. Analyse.

«Covid-19: des malades arrivant d’Algérie font craindre une recrudescence de cas», il ne s’agit pas d’un titre de Français de Souche ou de Valeurs actuelles, mais de Libération.

Le quotidien révèle le 5 juillet qu’une vingtaine de cas graves de coronavirus en provenance d’Algérie ont été recensés depuis le 29 juin dans des hôpitaux à travers la France.

Une situation qui exaspère les infectiologues, car tous ces cas graves –qui laissent présager l’existence d’autres cas légers et asymptomatiques– ont pu débarquer sans subir de contrôle sanitaire.

«Si on veut vraiment éviter que la maladie se redéveloppe sur notre territoire, il faut que l’on prenne les mesures qui conviennent à nos frontières. Non pas pour les fermer, mais en tout cas pour tester les gens et isoler ceux qui sont porteurs de la maladie afin d’éviter d’avoir des cas d’importation. On a l’impression que rien n’est fait!» s’emporte au micro de Sputnik le docteur Jérôme Marty.

Ce médecin généraliste et président de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFML) s’inquiète qu’«il n’y ait pas eu de leçon retenue» de la crise du Covid-19.

Cette situation rappelle en effet celle de l’arrivée de la pandémie dans l’Hexagone où, dans les aéroports, seuls des prospectus étaient mis à disposition des passagers arrivant des deux principaux foyers mondiaux du Covid-19: la Chine et la région milanaise. Un cas de figure que nous confirmait encore par téléphone, quinze jours avant le confinement général de la population française, Aéroports de Paris.

#Coronavirus Lundi 02 mars 2020: l’Italie a franchi la barre des 50 morts et des 2.000 cas de contaminations. Le même jour on retrouve 44 numéros de vol (certains se partagent le même avion) en provenance de Milan vers Paris #CDG et #Orly et toujours aucun contrôle à l'arrivée! pic.twitter.com/fMDMWyBkZO — Maxime Perrotin (@PerrotinSputnik) March 2, 2020

​Une situation d’autant plus ubuesque aux yeux du docteur Marty que le nombre de contaminations à travers le monde explose: à ce jour, plus de 11,4 millions de malades ont été recensés à travers le monde, pour près de 540.000 morts.

Pire encore, le gouvernement algérien n’a, de son côté, pas hésité à refermer le 28 juin ses frontières terrestres, maritimes et aériennes.

Cependant, comme le souligne Libération, les ressortissants de l’Union européenne et les Algériens y résidant peuvent toujours embarquer sur un vol ou un bateau pour la France avec pour seule contrainte le port d’un masque durant le voyage. «On donne le bâton pour se faire battre», résume le président de l’UFML, surtout dans le contexte de la période estivale.

«On a l’impression que rien n’est fait»

En Europe, certains pays n’hésitent pas à prendre des mesures drastiques à l’encontre de leurs voisins qui observent des résurgences de cas, comme la Grèce. Depuis ce lundi 6 juillet, celle-ci a fermé sa frontière avec la Serbie.

Une absence totale de contrôle aux frontières françaises qui contraste avec les mesures peu à peu déployées sur son territoire pour lutter contre les foyers épidémiologiques –les fameux «clusters»–, dont on nous assure que la moitié de ceux identifiés en Île-de-France seraient contenus. Pour endiguer la circulation du virus, qui reste actif sur le territoire national, les autorités sanitaires ont d’ailleurs lancé une vaste campagne de tests en Île-de-France.

«La première chose, c’est que je voudrai être sûr qu’on ne fait pas de nombreux tests parce qu’on a des tests à écouler avant qu’ils périment», s’inquiète Jérôme Marty.

Environ 1,3 million de franciliens devraient être ainsi testés dans une trentaine de communes afin d’identifier des «clusters dormants.» Bien qu’il salue une mesure que l’on «aurait dû faire beaucoup plus tôt», comme le préconisait l’OMS dès le 16 mars, son directeur général lançant alors «testez, testez, testez les gens!», le docteur Marty se montre dubitatif quant à l’efficacité de cette campagne, quels qu’en soient les résultats:
«Taper à l’aveugle, cela peut avoir une efficacité, parce que cela va quand même montrer que le virus circule –ou pas–, mais cela n’a pas de critères véritablement reproductibles ou mathématiques», regrette-t-il.

Pour le médecin, deux solutions: soit tester toute une zone pour que cela puisse donner une image représentative de la situation dans le pays, soit cibler les villes et les quartiers où des foyers épidémiques auraient pu se développer. C’est notamment le cas de la ville de Montargis, dans le Loiret. Après la découverte d’une cinquantaine de cas de Covid-19 ces dernières semaines, une campagne massive de tests a été lancée du 4 au 10 juillet dans cette sous-préfecture aux portes de l’Île-de-France. Notons que plusieurs milliers de personnes empruntent quotidiennement la ligne de TER y aboutissant.

Des inquiétudes qui font sens, dans la mesure où le comportement du SARS-CoV-2 n’est pas encore pleinement connu. Ainsi, dans une lettre ouverte à paraître cette semaine dans le New York Times, plus de deux cents scientifiques affirment que le Covid-19 serait bien un virus aéroporté, contrairement à ce qui était considéré par l’OMS jusqu’à présent. En somme, les microparticules, restant en suspension dans l’air, sont également vectrices du virus.
«Tirer les leçons de la crise», telle était la promesse faite aux Français par Emmanuel Macron lors de son allocution du 14 juin. Une intervention télévisée solennelle, qui précipitait la finalisation du dé-confinement dans toute la France métropolitaine. Là aussi, le respect de cette promesse présidentielle semble mal engagé.

 


https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-quelle-est-cette-delegation-municipale-sur-les-relations-avec-les-francais-d-afrique-du-nord_34767790.html

Toulouse. Quelle est cette délégation municipale sur les « relations avec les Français d'Afrique du Nord » ?

Guillaume Laurens

Intitulée "Relations avec les Français d'Afrique du Nord", une délégation attribuée vendredi 3 juillet à une élue fait polémique avec l'opposition à Toulouse. La mairie s'explique.

Publié le 6 Juil 20 à 19:38

La délégation d'une élue aux « relations avec les Français d'Afrique du Nord » suscite des interrogations à Toulouse

La délégation d’une élue aux « relations avec les Français d’Afrique du Nord » suscite des interrogations à Toulouse (©Illustration / Adobe Stock)

Reconduit au Capitole par le conseil municipal vendredi 3 juillet 2020, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse a levé le voile sur les délégations et les mairies de quartiers qui seront confiées aux élus de sa majorité.

À la clé : un périmètre d’action souvent repensé, et de nouveaux intitulés pour nombre de délégations.

Une délégation qui interpelle

Parmi elles, une délégation en particulier interpelle : celle de Ghislaine Delmond. Par ailleurs toujours maire du quartier 1.2 (Amidonniers – Compans Caffarelli), l’élue, qui était déjà en poste sous le précédent mandat, est en charge des « relations avec les Français d’Afrique du Nord », a indiqué la municipalité.

Dans le document de présentation de la répartition des rôles au sein de la nouvelle équipe municipale, cette délégation figure parmi les sept placées sous l’autorité de Francis Grass, adjoint à la culture, aux côtés d’autres attributions, comme les relations avec les acteurs culturels, la culture occitane, la lecture publique et la danse, les musées, les cultures urbaines, ou encore le monde combattant.

Intitulée 'Relations avec les Français d'Afrique du Nord', la délégation de la discorde a été confiée à l'élue Ghislaine Delmond. 

Intitulée « Relations avec les Français d’Afrique du Nord », la délégation de la discorde a été confiée à l’élue Ghislaine Delmond.  (©DR)

La mairie défend « un raccourci » dans l’intitulé de la délégation

Il n’en fallait pas moins pour susciter l’ire de l’opposition… Mais alors, qu’est-ce que la mairie entend par « relations avec les Français d’Afrique du Nord » ? Contactée, la municipalité indique que cette délégation existait déjà par le passé, mais qu’il y a eu « un raccourci » dans l’intitulé de la délégation telle qu’elle a été publiée dans le communiqué : « L’intitulé de la délégation a été coupé pour les besoins de la rédaction de ce document. Son intitulé officiel est ‘relations avec les associations de Français d’Afrique du Nord et d’Outre-Mer’ », insiste la municipalité, qui précise que cette délégation préexistait, « y compris sous Dominique Baudis », et qu’elle était déjà confiée à Ghislaine Delmond. 

« Mix entre les victoires de la musique années 90 et OSS 117 »

Reste que dès l’annonce de ces attributions, la polémique a enflé sur les réseaux sociaux, autour de l’intitulé de cette mission… Déplorant « un mix entre les victoires de la musique années 90 et OSS 117 », le conseiller municipal d’opposition François Piquemal aurait préféré « une délégation aux Mémoires de notre ville, qu’elles soient d’Afrique, du Portugal, d’Amérique Latine, d’Asie, d’Espagne ». Quand l’ex-élu écologiste Régis Godec s’interroge : « C’est qui, au juste, les Français d’Afrique du Nord ? »

Une délégation créée en 1971

Contactée par Actu Toulouse, Ghislaine Delmond déplore ce raccourci dans l’intitulé de sa délégation : « Je l’exerçais déjà lors du dernier mandat. L’intitulé exact, c’est ‘Relations avec les associations de Français d’Afrique du Nord et d’Outre-Mer’. Je comprends que cela puisse prêter à confusion, surtout dans la période que l’on vit… »
Elle-même rapatriée d’Algérie, l’élue résume : « C’est une délégation qui avait été créée par Pierre Baudis, au début des années 70. À l’époque, il y avait pas mal de rapatriés et de harkis venus s’installer dans la région. Ils avaient besoin d’un soutien, d’une aide.
Cette délégation, qui a tour à tour été confiée à André Netwiller, François Baeza, puis Jacqueline Baylé, visait à créer du lien avec cette communauté de pieds noirs et de harkis qui avait été déracinée ».

« Accompagner les associations » de rapatriés, harkis, et d’outre-mer

Ghislaine Delmond explique que sa délégation consiste à « cultiver des liens avec les associations, pour les accompagner dans leurs actions, à l’occasion par exemple des grandes dates de cérémonies : le 25 septembre pour la journée nationale des Harkis, le 5 décembre pour les cérémonies d’hommage aux ‘morts pour la France’ pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie ».
Pour l’outre-mer, sa mission consiste à « soutenir les festivités et manifestations organisées par les associations culturelles et musicales, afin de les aider à trouver des salles par exemple ».
Quant à savoir pourquoi elle est rattachée à l’adjoint en charge de la culture, l’élue observe que la délégation des anciens combattants l’est également, et que « depuis la création de la délégation, beaucoup d’associations se sont tournées sur le culturel et organisent désormais des manifestations que la mairie accompagne. Je vais d’ailleurs m’affairer à rencontrer toutes les associations ».


 

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/07/06/le-documentariste-paul-seban-est-mort_6045382_3382.html

Le documentariste Paul Seban est mort

Philippe Escande
Réalisateur et auteur de nombreuses émissions télévisées et de documentaires dans les années 1960 et 1970, il a défendu une télévision de grande qualité. Membre du Parti communiste, engagé syndicalement, il est mort le 1er juillet, à l’âge de 90 ans.

Par Daniel Psenny Publié le 06 juillet 2020 à 17h32

Dès le 2 octobre 1965, le critique Jacques Siclier écrivait dans Le Monde à propos d’un reportage de Paul Seban, Ruth ou le cap de l’été, diffusé dans le magazine « Les Femmes aussi », d’Eliane Victor : « Ce que nous donne Paul Seban aujourd’hui sur le plan du récit télévisé dépasse dans l’écriture les fictions inspirées du réel ». Pionnier en la matière, il fera école auprès de nombreux documentaristes.
Si l’on devait résumer la riche vie professionnelle de Paul Seban, mort le 1er juillet à Paris à l’âge de 90 ans, elle s’écrirait en trois mots : réalisateur, documentariste et communiste. Epousant passionnément les soubresauts du monde du XXe siècle, il a su le traduire en images dès les années 1960, ce que l’on appellera plus tard le « cinéma du réel ».

Né le 21 octobre 1929 à Sidi Bel Abbes (Algérie) dans une famille d’origine juive, il a passé toute son enfance en terre algérienne avant de débarquer en France à l’âge de 19 ans. Diplômé d’une licence de droit, il choisit en 1949 de s’orienter vers le cinéma, après avoir été reçu au concours d’entrée de l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) – ancêtre de la Femis –, d’où il sort diplômé en 1952.

« Athée et marxiste »

Paul Seban démarre sa carrière cinématographique en 1954 comme assistant réalisateur de Jean Renoir sur son film French Cancan. Le « patron » qui, à l’époque, ne cache pas ses sympathies communistes, accueille avec bienveillance Seban qui, se déclarant « athée et marxiste », a pris sa carte du Parti communiste français (PCF) en 1946. Il enchaîne ensuite plusieurs films de réalisateurs de renom : Marcel Carné (Les Tricheurs, en 1958), Alexandre Astruc (Une vie, en 1958), Claude Chabrol (Les Godelureaux, en 1961), Orson Welles (Le Procès, en 1962) et Stanley Donen (Charade, en 1963).

Des rencontres qui, disait-il, l’ont beaucoup marqué, mais pas au point de poursuivre sa carrière dans le cinéma. A cette époque balbutiante, il choisit la télévision. Il devient réalisateur de plusieurs magazines, dont « Lectures pour tous », présenté par le journaliste Pierre Dumayet, ou « Les Femmes aussi », d’Eliane Victor. Il réalise aussi de nombreux sujets pour les magazines « Cinq colonnes à la une » et « Le Monde en quarante minutes ». Ses entretiens avec Jean Cocteau et Georges Simenon sont des modèles. En 1961, sur le plateau de « Lectures pour tous », il rencontre Marguerite Duras avec qui, en 1967, il réalisera le film La Musica, adapté de la pièce de théâtre de cette dernière, avec Delphine Seyrig et Robert Hossein. Selon Seban, le tournage fut éprouvant, mais il le décrivit comme « une belle expérience »…………………./……………………..


 

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/156006

Décès d'Ennio Morricone : Le compositeur de la musique du film La Bataille d'Alger

Le compositeur italien Ennio Morricone, auteur, notamment de la bande originale du long métrage, La Bataille d'Alger réalisé par son compatriote Gillo Pontecorvo, est décédé à Rome dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge 91 ans, indiquent les médias italiens.

PUBLIE LE : 07-07-2020 | 0:00

Ennio Morricone, resté «pleinement lucide et d'une grande dignité jusqu'au dernier moment», est décédé dans une clinique de la capitale italienne où il était hospitalisé à la suite d'une chute ayant provoqué une fracture du fémur, selon la même source.
Réputé dans le monde entier pour ses musiques de films, le célèbre compositeur a créé plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies aussi légendaires que celle des films, Le bon, la brute et le truand et La Bataille d'Alger, sortis en 1966.

Le long métrage, La bataille d'Alger parfaitement traduit sur les partitions du «maestro» italien, aura été une de ses plus grandes sources d'inspiration qui auront permis à son génie de restituer, par le son, les situations de reconstitution du climat de psychose et de troubles qu'a connu la capitale Alger en 1957 suite au soulèvement de la population algérienne ordonné alors, par le Front de libération national (FLN) contre le pouvoir colonial français. 
Le film retrace principalement l'histoire du martyr Ali la Pointe et les militants du FLN, en lutte pour le contrôle du quartier de la Casbah à Alger.

Né le 10 novembre 1928 à Rome, Ennio Morricone, commence dès l'âge de six ans, à composer pour s'inscrire quatre ans plus tard au cours de trompette de la prestigieuse Académie nationale Sainte-Cécile à Rome.

Il étudie également la composition, l'orchestration, l'orgue, s'initie à la musique sérielle, pour débuter plus tard avec la musique «sérieuse» et commencer en 1961 à l'âge de 33 ans, au cinéma avec Mission ultra-secrète de Luciano Salce.

La célébrité arrive avec Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone. Sa collaboration fructueuse avec le maître du western spaghetti lui apporte une réputation internationale.
Mais Morricone ne se cantonne pas au western. Ce Romain, lauréat d'un Oscar en 2016, compose des bandes originales pour des films d'époque comme 1900 ou Vatel, des comédies telles que La cage aux folles et met en musique des films engagés : Sacco et Vanzetti (Here's to You chanté par Joan Baez), ou La classe ouvrière va au paradis.


 

https://algeriecultures.com/actualite-culturelle/verites-sur-les-crimes-de-loas-en-algerie-de-mohand-rachid-zeggagh/

« Vérités sur les crimes de l’OAS en Algérie » de Mohand-Rachid Zeggagh

Fadela HEBBADJ              Fadela HEBBADJ Send an email 6 juillet 2020

De 1957 à 1962, Rachid Zeggagh est prisonnier en France. Il quitte la prison de Loos, peu après la publication du décret d’Amnistie du 22 mars 1962 contemporain des « Accords d’Evian ». Rachid Zeggagh est transféré de France en Algérie, à la prison de Lambèse. Il est libéré, le lendemain de son arrivé à Batna, le 8 avril 1962. Après Prisonniers politiques FLN en France, ouvrage hautement instructif concernant les trois longues grèves de la faim dans les prisons françaises durant la guerre d’Algérie (1954/1962), Mohand-Rachid Zeggagh présente Vérités sur les crimes de l’OAS en Algérie qui relate le terrorisme des groupe Delta de l’OAS, pendant et après l’indépendance.

À sa libération, le combat de Mohand-Rachid Zeggagh pour la dignité et la liberté ne fait que commencer. Après toutes ses années de prison en France accompagnées de trois grèves de la faim pour obtenir la reconnaissance du statut de prisonnier politique, il n’a pas le temps de souffler. Sa fonction de commissaire de police à Alger, dès avril 1962, le place, comme il le signale lui-même, « aux premières loges de l’action de sécurisation des populations conduites par le ZAA ». Frère de cellule et compagnon d’armes dans la lutte contre la barbarie, Laïd Lachgar, souligne, dans la Préface du « livre-documents » de Rachid Zeggagh ceci : « À la suite des accords d’Evian et du cessez-le feu du 19 mars 1962 (…) Nous nous sommes retrouvés à Alger, dès la première création, le 3 avril 1962, de la « Zone Autonome d’Alger » (ZAA). Cette structure était dirigée par le commandant Azzedine, Omar Oussedik et le capitaine Moktar. La Zone était chargée par le GPRA et le FLN d’assurer la sécurité physique et sanitaire ainsi que l’approvisionnement des populations pendant la période de transition entre le cessez-le-feu et l’indépendance ».

Des récits sur la guerre d’Algérie existent, et les moyens de rendre visible ce passé sont possibles  malgré les décrets d’Amnisties. Mais l’histoire ignore encore le peuple algérien martyrisé. Est-ce le passage des Algériens à l’aveu par la torture et par des français qui coupe le souffle aux historiens du souci de toute représentation ? Au-delà de mes présuppositions, il y a ce qui a eu lieu, et qui, ignoré, s’est reproduit. Les assassinés algériens et européens sont encore les grands absents du champ social et politique français et algérien. Nommer l’indicible, nommer cet égorgé Algérien carbonisé qui fait fonction de réverbère et qui se balance sur un fil de linge entre deux immeubles à Alger, amusant certains Européens d’Algérie. Nommer le jeu de tirs sur la nuque des Algériens, dans la rue, en toute liberté. Nommer des charniers et des charniers de cadavres sans possibilité d’identifier les victimes. Nommer toujours, au delà de toutes les amnisties, pour construire l’avenir, relève de l’ordre d’une nécessité.

Vérité sur les crimes de l’OAS en Algérie de Rachid Zeggagh s’attache précisément à l’objectivité de la presse française et étrangère de l’époque.

C’est à elle qu’il confie le soin de relater un terrorisme journalier pendant cette fameuse période de transition. Quatre cent articles de presses, trente-cinq journalistes français, anglais, américains, italiens, lui permettent de retracer, de juin 1961 à juin 1962, une histoire, qui, sans tomber dans l’événementiel, met en relief les tueries de l’OAS. Douze quotidiens nationaux français de tous bords politiques décrivent des crimes qui défient l’entendement.

La presse reste une traçabilité historique qu’il offre  pour déchiffrer ces nuits bleues d’horreurs commises par l’OAS. Ce témoin et cet allié de l’historien répertorient donc jour après jour dans la presse de l’opinion, les assassinats, les incendies, les hold-up etc., en confrontant les journaux (La Croix, L’Aurore, Le Populaire, Le Monde, Libération, L’Humanité, Le Figaro, Paris Jour, Combat, Paris-Presse, Témoignages et Documents, Le Parisien, etc.).

 

Ici, la dimension du récit ne passe pas par la subjectivité d’un ancien prisonnier FLN mais par des commentateurs de la presse nationale et internationale. L’histoire ne peut s’affranchir totalement de ces « historiens de l’immédiat » qui relataient quotidiennement la mort. Témoigner seul aurait été une véritable gageure. Un livre fondé sur son unique témoignage aurait été disqualifié par la presse actuelle. Ancien primo-adhérent du FLN, son propre témoignage aurait été décrédibilisé, mais comment décrire les crimes horribles des membres des groupes Delta, même pendant cette période de cessez-le-feu, entre la France et l’Algérie, le 19 mars 1962 ? 

 

Laïd Lachgar écrit : « Comment dire que des Algériens étaient suspendus au travers d’une rue de Bab El Oued et imbibés d’essence pour les transformer en torches humaines ? » «

Comment rendre-compte, à 50 ans de distance, de crimes ordonnés et exécutés par les tueurs des groupes Delta de l’OAS, dans la principale et chic avenue d’Alger, rue Michelet à l’époque, qui assassinaient plusieurs Algériens tous les cinquante mètres, d’une seule balle dans la nuque, comme s’il s’agissait d’un concours de tir ?

Comment dire et être cru aujourd’hui) que les cortèges funéraires algériens se rendant au cimetière d’El Kattar étaient soumis à des fusillades par l’OAS à partir de terrasses d’immeubles de Bab El Oued ?

Comment parler des enseignants exécutés » ?

Comment, en effet, ne pas être discrédité par la presse actuelle française même et par le public, lorsque l’on raconte à titre individuel des crimes d’une telle intensité ? Mohand-Rachid Zeggagh fait donc le choix de la presse de l’époque pour narrer l’indicible barbarie d’une histoire qui hésite encore à divulguer des mots. Les figures de malheur qui ont répandu le sang de femmes et d’hommes ont fait erreur sur leur prédication en croyant que les Algériens se vautreraient dans la douleur vengeresse.

La vengeance contre les Européens d’Algérie n’a pas eu lieu après l’indépendance.
Le souci de justice n’est pas le désir de vengeance. Dans ce répertoire de crimes, il n’y a aucun désir de vengeance mais l’acte même d’une volonté de mettre à nu le réel.

Il y a cette mémoire qui inscrit dans l’histoire ce qu’il y a comme Vérités à y déposer. Aucune figure de malheur n’a repris la place des criminels. Il y a, dans ce courageux « livre-document » un travail de mémoire. Il y a à découvrir les tueries et les attentats. Il y a à mettre le contenu du réel dans la fin d’une guerre sans nom,  au nom précisément du pacte de vérité que la grande histoire doit entretenir avec le passé. 

Créée le 11 janvier 1961 à Madrid, l’Organisation Armée Secrète (OAS) est divisée en trois branches. Son but est principalement de créer la terreur, de détruire la raison par la violence extrême, chez les Européens qui ne les suivraient pas, et parmi la population algérienne :
« Le temps des assassins (Gérard Marin : Le Figaro du 21 novembre 1961) ».  « Alger la Blanche est devenue capitale de la série noire. La nouvelle mafia ne frappe plus seulement ses ennemis déclarés ou les policiers coupables d’accomplir leur mission.

Elle impose définitivement silence à ceux baptisés traîtres pour la circonstance qui se refusent à penser ou à agir selon ses goûts, qu’ils soient Européens ou Musulmans, pilote de ligne, médecin, officiers, homme politique, ou encore cafetier et chauffeur de taxi… Les assassins ont quitté les bas-fonds. La menace est partout. Psychose, oui, qui se fait vite tragédie. Le temps d’une rafale. Rares sont les nuits où le claquement rageur des mitraillettes ne se mêle pas aux explosions qui secouent la ville. Rares les journées qui n’apportent leur fournée de cadavres. L’autre matin, on a trouvé un corps nu et torturé dans un caniveau. Jeté parmi les ordures. Ce soir, la peur rôde malgré les rondes incessantes des patrouilles casquées. »

Les drames se poursuivent… (Voir articles du livre). La chasse à l’arabe est un bal meurtrier ordinaire. Les Enfers sont fabriqués même après l’instauration du cessez-le-feu. Pourtant les Accords d’Evian accordent des garanties aux Européens :

Le 17 mars 1962, Combat : – « Issu du scrutin d’autodétermination, le futur gouvernement algérien sera habilité à signer avec la France les garanties accordées aux Européens. Selon les sources très bien informées, les 140 000 israélites seront réputés français. L’ensemble de la population européenne disposerait d’un délai de 5 ans pour opter pour la nationalité algérienne ».

Le 19 mars 1962, L’Humanité : « (…). Bien des larmes se mêlent à la  joie dans les yeux qui se font face. Français pensant aux 23 jeunes de Nanterre tombés dans cette sale guerre, Algériens qui songent en cet instant à tous les martyrs. » 
Mais la puissance vengeresse de l’OAS, une hideuse figure de malheur, règne encore en Algérie, et la liste de ses crimes que j’extrais du livre-document, n’est pas exhaustive :

La Croix du 28 mars 1962 : « Alors que les musulmans gardent un calme presque absolu, et que l’on ne signale plus une seule opération militaire, l’OAS multiplie les provocations. Contre les militaires, on le sait assez, en utilisant la foule européenne qui est « poussée dans la rue en tant que masse et marée humaine », comme l’indiquait Salan dans sa directive du 23 février. Contre les musulmans aussi, comme s’il n’y avait pas assez de victimes inutiles, des commandos de tueurs ont assassinés hier après-midi 10 musulmans dans le quartier algérois de Belcourt, tandis qu’à Aïn Temouchent, dans l’ouest orantes, un autre commandos en voiture mitraillait la foule musulmane ». (…) « Attentats et Hold-up à Alger. 8 morts et 1é blessés. 32 millions d’AF volés » (…) « Les locaux d’Air France dévastés par une explosion ». »

Libérationfin mars 1962 : deux hold-up à Alger, cinq hold-up à Oran (…). Parmi les attentats commis dans la journée d’hier, 18 blessés),  les attentats à Oran (5 attentats, 5 morts, 8 blessés) et Alger (18 attentats, 6 morts, 18 blessés), les attentats commis par l’OAS contre les musulmans, mais aussi contre des Européens, et notamment contre un déménageur algérois) ont été de loin, les plus nombreux.

Le Figaro3 avril 1962 : « Six obus de mortier tirés par l’OAS tombent sur la Casbah – Sept blessés musulmans. (…) près de 30 millions d’AF ont été enlevés dans les banques et bureaux de poste. Les attentats individuels et fusillades ont fait sept morts dont 2 Européens et 8 blessés, tous musulmans. »

Le Parisienle 4 avril 1962 : « Alger : un groupe de quinze tueurs de l’OAS mitraille les malades musulmans d’une clinique de la Bouzareah » « Dix morts, dont un vieillard (…) et six blessés, tous musulmans ». « De son côté, l’agence France-Presse : « Quelques-uns des malades  qui ont eu le temps de sauter par les fenêtres courent éperdument en tous sens. les tueurs se lancent à leur poursuite. L’une des victimes s’écroule, la tête éclatée, sous un massif de glycines, au pied d’un mur. Des brassées de fleurs arrachées par les balles le recouvrent en partie. Un autre sera découvert à trente mètres de la clinique au milieu d’un carré de petits pois. C’est trop moche… venez voir ça », dit les larmes aux yeux, un petit sergent rouquin. Sur le seuil de la chambre 3, une flaque de sang s’étale. Sur les trois lits, des draps sanglants. Dans la chambre 4, même vision de cauchemar (…) ». » 

Le Monde, du 4 avril 1962 : « Tandis que l’exécutif provisoire se met lentement en place : l’OAS commet en Algérie de nouveaux crimes : 1) neuf musulmans tués dans une clinique à Alger – 2) deux officiers d’intendance assassinés à Oran. »

Le Monde du 5 avril 1962 : « Alger, 4 avril. – Le bombardement » de la Casbah lundi soir, le massacre de la clinique Beau-Fraisier mardi matin (vont-ils ouvrir les yeux des Européens d’Alger) on n’ose l’espérer. cette fois encore,  comme il y a quinze jours lors de l’exécutions de Ben-Aknoum, les uns parlent de « provocations », les autres affirment, comme si c’était « une excuse », qu’il y a des membres du FLN parmi les victimes du Beau-Fraisier. C’est cela l’intoxication. »

L’Aurore du 6 avril 1962 : Alger : beaucoup de musulmans s’abstiennent encore de reprendre le travail ». (…) Les attentats individuels contre les musulmans se poursuivent en différents points de la ville ». Cependant les coups de feu ont été tirés à midi 25 contre des Européens en plein centre commercial, rue Mogador, (…). 

Le Parisien du 7 avril 1962 : « Ce devait être la journée des drapeaux, ce fut celle du sang (…). En début de soirée, le bilan de ces attentats était, selon l’AFP, de 24 agressions, 23 morts, dont quatre français de souche et de 12 blessés, dont deux Français de souche. (…). Chacun de ces attentats a été commis par l’OAS. « L’humanité du 7 avril 1962 : Trente-huit morts hier à Alger où l’on a compté un attentat OAS toutes les dix minutes ». (…)
Il ressemblait à un Algérien : il est tué ». Le Figaro du 7 avril 1962 : « Vague de terrorisme OAS (23 morts, 12 blessés) (…)  « L’organisation subversive, après ses échecs récents, cherche à provoquer un soulèvement des musulmans contre les Européens ». (…) « Alger, 6 avril. – 10 h 50 rue d’Isly (…)Un musulman d’une trentaine d’année est allongé sur le trottoir, tué net d’une balle dans la tête. Il a encore les deux mains dans les poches de son bleu de travail. (…) « La foule se tait ».

 L’Aurore du 7 avril 1962 : « Nouvelle journée sanglante : un cadavre tous les 50 mètres, rue Michelet, ce matin ». (…) en fin de soirée, un premier bilan faisait état déjà de 27 attentats ayant fait 23 morts, dont 5 Européens, et 18 blessés, dont 2 Européens. Ce matin, entre 8 h et 11 h, ces attentats ont été perpétrés à un rythme effrayant et – note le correspond du pays. – Dans la rue Michelet les cadavres jonchaient les trottoirs de 50 mètres en 50 mètres ». (…) La plupart des victimes sont des musulmans (…). »

Libération du 10 avril 1962 : « La chasse à l’arabe d’hier a fait 14 morts et 9 blessés Algériens ». (…) Nouvelles arrestations au seine l’OAS : trois dans l’Ouarsenis, vingt-sept à Alger ». 

Combat du 10 avril 1962 : « Ce sont trois bombes qui ont éclaté presque simultanément dimanche soir, vers 22 h35, dans l’Université d’Alger. (…) L’un des engins – une charge de trois kilos – a explosé dans le laboratoire de chimie biologie. Le second à l’intérieur de l’Institut d’énergie solaire et le troisième devant la porte des professeurs de droit. (…) Au total dans la journée d’hier, le bilan des attentats, tous imputables à l’OAS, s’élève à 12 morts et 8 blessés ». 

Paris-Presse du 10 avril 1962 : « En se manifestant ainsi, au coeur des Facultés, (…), il semble qu’ils soient bien décidés à « tout faire sauter » plutôt que de laisser les plus belles des réalisations techniques de la France passer sous le contrôle du futur gouvernement algérien ». « Ils ont fait hier, à Alger, 18 morts dont 17 musulmans et 54 blessés dont 16 militaires. »

Libération du 11/12 avril 1962 : « À Alger : encore 9 musulmans victimes de l’OAS ». (…)  « Encore des attentats à l’explosion contre l’Université d’Alger ». Le Monde du 12 avril 1962 « Alger : neuf gendarmes blessés l’autre nuit par un tir de mortier sur le palais d’été. Attentats et mitraillages se sont poursuivis hier. Quatorze membres de l’OAS arrêtés au cours de perquisitions ». (…) Ce matin, entre 9 h et midi, 6 musulmans ont été tués et 9 autres blessés en plein centre ville. (…) Cela se passe chaque fois de la même façon. On entend une détonation, rarement deux : un musulman s’écroule dans une mare de sang. C’est du travail de spécialiste. Le commando comprend généralement trois hommes : le tueur et ses deux gardes du corps… ». 

La Croix du 12 avril 1962 : « (…) le bilan quotidien de la « chasse aux musulmans » reste régulier et lourd. (…) il n’y a plus une société, une entreprise qui n’enregistre chaque jour de nouvelles absences parmi le personnel musulman. »

Le Figaro du 13 avril 1962 : « Un officier supérieur assassiné par l’OAS – L’autorité militaire : vingt-deux officiers déserteurs arrêtés entre le 6 février et le 7 février. » 

L’Aurore du 13 avril 1962 : « Installations détruites à la tour de contrôle de Maison-Blanche. »
Libération du 14 avril 1962 : « Dimanche soir à 19 h 30, à l’émission « Dix millions d’auditeurs » de Radio-Luxembourg, M. Raymond Cartier,

de « Paris-Match faisait un éditorial : il commentait les monstrueux attentats d’Issy-les-Moulineau. Pour condamner les assassins de l’OAS ? Pas du tout : M. Raymond Cartier tenait à dire qu’il « voulait espérer » que les auteurs de l’attentat étaient les « extrémistes du FLN ». Cinq musulmans en voiture qui s’étaient enfuis après avoir provoqué un accident rue Michelet à Alger, ont été pris en chasse par des Européens qui ont ouvert le feu. Un musulman a été tué et trois autres blessés ». (…) Bilan de la journée en Algérie : 30 attentats : 17 morts, 38 blessés. »

 Le Figaro du 14 avril 1962 : « Alger, 13 avril. – Attentats et fusillades ont repris une nouvelle fois à Alger, après le calme relatif de la journée d’hier. L’incident le plus violent et le plus spectaculaire – si pareil fait mérite d’être qualifié de spectacle » ! – s’est déroulé cet après-midi dans le centre ville. Cinq musulmans, à bord d’une traction noire, descendaient la rue Michelet lorsqu’ils heurtèrent et renversèrent, à la hauteur de la rue Hoche,un scooter monté par un jeune Européen. (…) Les cinq occupants prirent la fuite en courant. Des passants se jetèrent alors à leur poursuite. D’autres Européens en voiture, dressèrent des barrages avec leur véhicule pour bloquer les fuyards. Des coups de feu partirent. Quatre des musulmans s’écroulèrent frappés par des balles ».  (…) Série d’attentats dans la rue Michelet (…) bilan des victimes 10 morts, tous musulmans et 1é blessés dont 3 Européens (…).  « A 16 h 20 (…) voie (…) vers l’aéroport de Maison-Blanche, cinq Européens à bord d’une voiture ont tiré plusieurs rafales de mitraillette sur un groupe  de musulmans qui attendaient un autobus (…) 

La Croix du 14 avril 1962 « C’est un jeune Européen qui a assassiné le commandant Bourgogne du 2ème bureau. » 

L’Aurore du 23 avril 1962 : « Alger : pas de grève Pascale, près de 70 morts et blessés ». « Alger, 22 avril. (…) Alger est le seul pays au monde sans doute où le sang a coulé pour ces fêtes Pascales. Le bilan des victimes est un des plus lourds depuis le début de la rébellion (…). »

Libération du 25 avril 1962 : « Le stupeurs de l’OAS se déchaînent – Nouvelles et sanglantes « ratonnades » à Alger : 14 morts ». L’Aurore du 25 avril 1962 « Alger : 18 morts hier et 14 blessés. »

La Croix du 27 avril 1962 : « Nouvelle journée de violence (…) On y a enregistré 23 attentats, presque tous commis par des Européens et dirigés contre des musulmans. (…) Fusillades (…) Deux marchands de légumes musulmans (…) ont été tués à 13 h (…) dans le quartier du champ de manœuvres. »

Le Figaro du 27 avril 1962 : « Alger : nombreux attentats individuels hier-onze morts, 17 blessés (…). »

Le Monde du 2 mai 1962 : « Huit morts et près de trente attentats à l’explosif dimanche dans l’agglomération algéroise ». (…) 164 morts, 269 blessés du 1er au 15 avril ». Le Figaro du 2 mai 1962 « Attentats à Alger : 21 morts en 48 heures. »

Le Populaire du 4 mai 1962 : « Après la journée d’Alger (bombe du port d’Alger contre les dockers, 60 morts et 130 blessés. »

Le Monde du 6 mai 1962 : « L’explosion du camion d’essence (…) Les morts – il y en a deux, un musulman et une Européenne (…) et les blessés, une vingtaine (…). Trois Européennes sauvées par un musulman (…). »

Le Monde du 8 mai 1962 : « Cinq attentats ont été commis avant 8 h lundi matin, à Alger (…) un terroriste a mortellement blessé de deux balles dans la tête une vieille femme musulmane (…). Un Européen tué à un barrage de musulmans (…).

Libération du 9 mai 1962 : « Hier matin, un musulman tué tous les quarts d’heure » « Hier, le bilan des attentats individuels, à Alger, s’élevait à 36 morts (34 musulman dont 2 femmes et 2 Européens), 23 blessés (21 musulmans, 2 Européens). (…) Toutes les dix minutes, des attentats ont été commis durant toute la matinée, d’un bout à l’autre de la ville. Les terroristes se sont attaqués une fois encore, aux musulmans circulant dans la rue, se rendant à leur travail ou sur les lieux même de leur travail. Depuis quelques jours, il ne s’agit plus, comme cela agit été longtemps le cas, de la part de l’OAS, d’attentats sélectifs visant surtout des cadres musulmans dont la disparition devait fatalement influer sur les conditions de vie de tous les quartiers musulmans. Il semble que les tueurs se laissent aller à une espèce de folie sanguinaire qui fait de chaque Algérien -homme ou femme – rencontré à portée de tir, une cible de choix. La plupart des victimes ont été tuées grièvement blessées par des terroristes circulant à pied et qui ont tiré des coups de revolver dans la tête. Cependant, des voitures, des camions et même, comme cela s’est produit encore lundi, des autocars transportant des musulmans ont été mitraillés. D’autres commandos circulant en voiture, ont mitraillé également les abords des cités musulmanes ou les magasins et ateliers où sont employés des musulmans. Hier matin, dues employés de station-service ont été tués de cette façon, l’un à Maison-Carré, à 9 h30, l’autre avenue Pasteur. » 

Paris-Presse du 9 mai 1962 : « Pour achever d’affamer les quartiers musulmans : l’OAS abat les dernières Fatma, qui se risquent encore dans les quartiers Européens (…) ». « Alger, 8 mai. – 8 femmes de ménage musulmanes ont été abattues hier à Alger et à Oran par l’OAS. (…) « Vers la fin de l’après-midi, un nouvel attentat venait surexciter un peu plus les esprits. Une 403 occupée par quatre Européens dont une femme circulait rue Thibaudier. On entendit soudain deux coups de feu, la portière arrière de la voiture s’ouvrir et le corps d’un musulman tomba sur la chaussée : il venait d’être exécuté. Deux femmes musulmanes qui passaient étaient blessées (…). »

Le Figaro du 10 mai 1962 : « (…) Quand l’OAS ne laissa plus d’autre choix aux travailleurs musulmans de la ville européenne que le chômage ou la balle dans la nuque, les hommes de Bab El-Oued avaient dit à leur « bon-arabe » : ‘Toi, tu peux continuer à venir travailler ici. Dans le quartier tu ne risques rien. Absolument rien. Tu es presque un pied-noir. On sait que tu as toujours été, comme nous, pour l’Algérie-française. Tu peux avoir confiance en nous. Nous répondrons de ta vie. Pour toi, il n’y a rien de changé… Tu sais boien qu’on n’est pas raciste ». « L’autre matin, on l’a retrouvé étendu en travers d’un trottoir, le dernier musulman de Bab El-Oued. Baignant dans une flaque sanglante, les bras en croix, les yeux fixes, à jamais tournés vers des rêves d’amitié. »

L’OAS pousse le FLN à la négociation pour briser le cadre juridique et politique des Accords d’Evian. Cette organisation terroriste veut être la légitimante exclusive de la parole politique de la France.

Le 5 juin 1962La croix : « L’OAS a fait le point des négociations avec les autorités de Rocher-Noir au cours d’une courte émission pirate diffusée dimanche soir à 20 h 45 à Alger. Le speaker qui se réclame de l’OAS déclare : Tant qu’il n’y aura pas de réponses positives aux Européens et aux musulmans fidèles, l’OAS déclare : 1) d’interdire aux Européens les contacts avec les autorités du Rocher-Noir, sauf au niveau le plus élevé (…). »
Le FLN répond, dans un premier temps, qu’il n’est pas question de négocier avec les assassins.

5 juin 1962, journal La Croix : « S’adressant à des journalistes, dans le quartier de Belcourt, le capitaine Boualem Taïbi de l’ALN, a annoncé que le commandement de la Zone Autonome d’Alger (ZAA) ne voulait pas de compromis avec les extrémistes européens. »

La Dépêche d’Algérie publie une édition pirate de l’OAS. Et les atrocités se poursuivent. 
7 juin 1962, Bibliothèque de la Faculté d’Alger incendiée par l’OAS.

Extrait du journal La Croix du 7 juin 1962 : « À 12 h 36 trois grenades au phosphore sont lancées à l’intérieur de la faculté. Aussitôt un gigantesque incendie se déclare tandis que les hautes flammes – visibles à une quinzaine de km de la ville (…) A El Biar, localité faisant partie du Grand-Alger, la mairie et la grande poste avaient été aussi la proie des flammes. » (…) A 17 h 40, une grenade incendiaire est lancée dans les bureaux de la taxe unique (…). En fin de soirée, à 19 h 40, deux explosions retentissent dans le quartier de Belcourt. C’est le bureau de poste de Champ-de Manœuvres (…). »
L’OAS tente  toujours de contraindre, en vain, l’Armée, à remettre en cause les Accords d’Evian, en créant un climat de terreur. 

Le Populaire du 9 juin 1962 : « (…) ses deux chefs enfin capturés ont bénéficié jusqu’ici d’une mansuétude qu’explique la raison d’Etat et une solidarité de caste mais qui indigne et inquiète la nation. Aujourd’hui, après quelques jours de répit au cours desquels elle a tenté par un odieux chantage de remettre en cause les termes d’un contrat accepté par l’immense majorité des français, l’OAS reprend et intensifie son action criminelle : ses hommes de main détruisent aveuglément les bâtiments administratifs, les installations portuaires et industrielles, les Facultés, les Ecoles et jusqu’aux livres, toute une infrastructure économique et culturelle (…) ». « Dans le même temps, l’OAS s’acharne à affoler les Européens d’Algérie et leur enjoint de fuir, dans un dénuement extrême une terre où la plupart sont nés. »

France-soir du 10 juin 1962 : « Alger (…) Des Ecoles se sont écroulées, quelques mitraillades (…). Deux fusées de bazooka ont démoli un studio de la RTF, peu après la diffusion du discours de de Gaulle. Elles ont été lancées, croit-on, des immeubles proches de l’immense et moderne gratte-ciel où sont logés les services de radio et de télévision. »

L’Aurore du 11 juin 1962 : « L’OAS incendie un puits de gaz au Sahara (…) sabotage du puits de TG-3 sur le gisement d’Hasch-Touareg, à cent km d’Hasch-Messaoud (…). »
Il semblerait que l’OAS arrive à entrer en contact avec le gouvernement exécutif algérien par le truchement d’un homme d’origine marocaine.

16 juin 1962 Combat : « À l’origine l’entrevue Farès-Susini est rendue possible grâce à un notable algérien d’origine marocaine (…) ». « M. Mostefaï (…) dément l’existence de contacts ».

L’humanité du 16 juin 1962 : « Poursuivant sa politique de la « terre brûlée » : l’OAS a détruit au plastic le plus grand hôpital d’Alger, les malades ont du être évacués, les trois blocs opératoires ont été saccagés. »

L’Aurore18 juin 1962 : « Alger, 17 juin (AFP). – Les contacts entre représentants de l’OAS et personnalités de l’Exécutif provisoire remontent à la fin mai. Dès le début de ce mois, M. Abderahmane Farès avait, dans une interview 1, repris l’expression fameuse d’un premier ministre britannique en déclarant que « pour ramener la paix en Algérie il était prêt à s’allier avec le diable ». 

Le Figaro18 juin 1962 : « le 17 juin marquera un tournant capital dans la vie de l’Algérie. (…) Avec un réalisme politique assez remarquable, le Dr Mostefaï, parlant à la fois au nom du FLN et de l’Exécutif provisoire, a accepté une certaine reconnaissance de fait de l’OAS, pour être entendu par les Européens d’Algérie ». De son côté, Susini (…) a marqué sans ambages son accord à ces propos, et (…) évoqué la patrie algérienne comme la sienne propre ». (…) l’OAS avait parlé de pourparlers destinés à remplir les blancs d’Evian. »

Le Monde18 juin 1962 : « L’OAS a donc obtenu satisfaction pour ses trois principales revendications (…), les résultats s’inscrivent dans le cadre des Accords d’Evian ». (…) Seul l’ex-colonel Godard, dont les actions sont loin d’être négligeables, refuseraient encore d’arrêter la lutte ». (…)  c’est avec l’accord de M. Belkacem Krim, vice président du GPRA que l’entente a été conclue. L’ancien négociateur d’Evian (…). Il aurait eu mandat du GPRA (…) pour en finir avec cette affaire. »

18 juin 1962New York Herald Tribune : « Une entente entre Européens et musulmans aurait pu être conclue plus tôt si l’OAS n’avait pas pendant des mois répandu sang et terreur ».

The New York Times du 18 juin 1962 : « Ce serait trop espérer que des hommes, qui montrent si peu d’attachement aux nobles traditions française qu’ils prétendent défendre, vont tous accepter immédiatement de cesser leur campagne de feu et de sang. » 

The Times du 18 juin 1962 : « Les accords de Rocher-Noir seront accueillis avec un soulagement (…). Cet espoir de paix ne fait que mettre l’accent sur l’inutilité des violences qui l’ont précédé. L’OAS n’a atteint aucun des objectifs pour lesquels elle avait ouvertement lutté. Les accords OAS-Exécutif provisoire pourront servir à enrayer le mouvement de panique qui avait poussé les Européens à fuir en masse l’Algérie, mais ce mouvement de panique a été provoqué dans une large mesure par l’OAS elle-même ». (…) En ouvrant des pourparlers directs avec le FLN, ils ont montré leur mépris des autorités officielles et cela au prix d’une reconnaissance du FLN. Si le résultat final ne fait donc qu’entériner les accords d’Evian pourtant si détestés, l’OAS peut prétendre maintenant les avoir en quelque sorte négociés à nouveau pour son propre compte. » 

Deutsche Zeitung, de Cologne le 18 juin 1962 : « Il est clair que la lucidité des chefs importants du FLN a contribué à ce revirement. Ce changement pourrait contribuer à faire disparaître la haine accumulée entre Algériens et Français et à guérir les blessures d’une guerre qui a duré plus de huit ans. »
À Tunis, le clan de Ben Bella s’insurge. Mais l’OAS opère son chantage en brandissant l' »apocalypse de la terre brûlée« . L’accord OAS/FLN change le cours de l’histoire. Mais une politique sensée peut-elle être possible avec des criminels ?

19 juin 1962La Croix : « Docteur Chawki Mostefaï, principal représentant du FLN au sein de l’Exécutif provisoire, a rendu public, dimanche, sur les antennes de France V, l’accord auquel ont abouti les Européens d’Algérie – dont l’OAS – l’Exécutif provisoire et le FLN ». Extrait de son discours : « Que ce soir, que demain, cessent les dernières violences, les derniers meurtres, les dernières destructions, qu’enfin la paix et la sécurité pour tous, de nouveaux assurées, reviennent et alors l’amnistie qui sera prononcée dès (…) ». 

19 juin 1962Le Monde : « (…) le délégué aux affaires générales publiquement reconnu la représentativité de l’OAS, annoncé que des Européens pourraient entrer dans les unités de la force locale et que l’amnistie, presque conditionnelle dans la mesure où elle semble liée à la cessation définitive du terrorisme, sera prononcée par le futur gouvernement algérien ». 

19 juin 1962, Journal France-soir : « Décidément tout y est possible. Un accord entre le FLN et l’OAS, on avait beau en parler depuis quelques jours, cela paraissait impensable ». « Elle (L’OAS) accepte le cadre des Accords d’Evian, elle admet l’Algérie indépendante, elle renonce à l’Apocalypse de la terre brûlée. »  

19 juin 1962Le Figaro : « C’est l’examen de ces contre-propositions qui fait l’objet, le 1er juin, d’une réunion dans la villa de M. Chevalier, à El Biar, à laquelle assistent une douzaine de personnes dont M. Farès, et, pour l’OAS, Susini et l’ex-colonel Gardes. En fait le président de l’Exécutif provisoire s’en tient strictement aux Accords d’Evian et propose seulement que, dans le cadre de ceux-ci, soient prévus notamment une amnistie et l’intégration d’Européens au sein de la force locale algérienne. »
 Mais sur quel pouvoir l’Algérie nouvelle se reposera-t-elle ? Qu’est-ce qu’un pouvoir politique qui intègre dans sa force armée des criminels ? Des politiques n’ont pas d’autres capacités de résistance que celles de négocier avec des terroristes,  se résignant à l’idée que la mémoire de tout un peuple pourrait passer tout simplement à la trappe au nom de l’Algérie nouvelle. Du côté de certains hommes politiques français, ce mariage forcé est partagé.

20 juin 1962Le Monde : « M. Maurice Faure, Président du parti radical » : « Notons enfin qu’ils (Accords OAS/FLN) ont été conclus en dehors de l’Etat dont ils soulignent la faiblesse et dont ils traduisent la double impuissance à maintenir l’ordre légal, d’abord contre le FLN puis contre l’OAS. Si les violences seules qualifient les interlocuteurs valables, il faut en conclure que la démocratie est bien malade ». 

22 juin 1962l’Aurore : « A Paris, aucune fausse note dans cette harmonie algérienne. Les accords passés entre le FLN et l’OAS à Alger sont considérés comme le ralliement souhaité des Européens aux accords d’Evian ». « M. Peyrefitte, ministre de l’information, déclarait : « (…) Ce ralliement s’est fait dans le cadre et dans l’esprit et également dans l’application la plus stricte des accords d’Evian (…) ».

21 juin 1962Le Populaire ; « Les chances de la réconciliation » par Gérard Jaquet : « Il y a quelques heures, je faisais chez un ami commun la connaissance d’un « pied-noir », qui avait été contraint, il y a quelques mois, de se replier sur Paris. Il n’avait jamais participé en Afrique du Nord aux luttes politiques, mais il était connu pour ses opinions libérales. Pourchassé par l’OAS, il avait pris finalement la décision déchirante de quitter sa terre natale. Et, comme j’exprimais l’espoir que ses épreuves allaient enfin se terminer, il me répondit brutalement : « certainement pas. L’accord entre le FLN et l’OAS m’interdit désormais tout retour en Algérie. Certes, je comprends le FLN, qui veut à tout prix arrêter les destructions, avant d’accéder au pouvoir, mais à votre tour, comprenez mon attitude. C’est l’OAS qui a négocié au nom des Européens, et son influence tyrannique va subsister. »

22 juin 1962, l’Aurore : « Quatre chefs FLN pour la conciliation (…). Boussouf : c’est l’éminence grise du FLN. Il en serait devenu, dit-on, le véritable maître grâce aux réseaux de communications qu’il a établis dans la clandestinité. (…). « Krim » (…). Boudiaf : compagnon de détention de Ben Bella. (…) Avec Ben Bella, il avait, avant son arrestation, établi de nombreux contacts au Caire et plus particulièrement avec Nasser ». « Mostefaï : jusqu’à ce qu’il soit appelé au poste clé de délégué du FLN au sein de l’Exécutif provisoire, il a été « ambassadeur » du GPRA au Maroc (…). »

« Du côté de l’OAS, on met sur le compte d’une mauvaise liaison le bombardement au mortier du dépôt de carburant de l’avenue Victor Hugo et la destruction de la station de d’étendage du gaz d’Hassil R’Mel. Le speaker de l’OAS a tenu à préciser que ces opérations avaient été effectuées quelques instants avant que le contre-ordre fût parvenu au commando ». Mais le 22 juin 1962, des attentats se poursuivent. »

Libération du 22 juin 1962 : « (…) des commandos OAS ont attaqué au bazooka et au mortier les casernes de gendarmerie : hier c’est le cantonnement mixte CRS et gendarmes mobiles de la rue Dumont-d’Urville, dans la banlieue est, qui a été la cible de l’OAS (…). On ignore s’il y a des victimes. » 

24 juin 1962, Combat : « Et déjà, pour la France, l’OAS n’est plus un monstre à abattre. Une bonne conscience nationale s’installe » (Philippe Tesson). « L »humanité : « Une organisation qui, par-delà les proclamations pacifiques, poursuit sa sanglante entreprise, comme le prouvent le meurtre de notre camarade Pierre Verger, poignardé hier à Paris par l’OAS, et la reprise des attentats au plastic. Malgré sa conversion tardive, Salan reste ce qu’il est, c’est-à-dire le chef du gang d’assassins. Même s’il continue à bénéficier de singuliers égards de la part du pouvoir (…). »

Salan exige la paix et la fraternité.  Il l’exprime dans une lettre adressée à la presse. 

Paris-Jour : « Un langage stupéfiant. Le chef suprême de l’OAS approuvant les initiatives de Susini, donne enfin aux membres de son organisation des consignes précises : cesser les combats, souscrire sans réserve, de Bône à Oran aux engagements pris à Rocher-Noir, (…). Un tel langage est proprement stupéfiant, dans la bouche de celui qui avait pris la responsabilité effroyable de jeter les uns contre les autres ces Européens et ces musulmans qu’il adjure, aujourd’hui, de se réconcilier. (Bernard Lefort). »

Mais dans le journal le Figaro du 25 juin 1962, revirement total de situation. Gardy annonce dans une émission pirate : « Il est urgent, il est vitale, pour tout ceux qui ne veulent pas subir la vengeance du FLN, qu’ils partent dans les plus brefs délais possibles. Nos espoirs d’une solution positive (…) ont été déçus. (…). Nous n’avons jamais reconnu les accords d’Evian et nous disons qu’ils vont être dénoncés. Aucune des clauses de ces accords n’a été mise en application. Oranais, vous allez vivre des instants très durs et très douloureux. L’heure de la vengeance sonnera. »

 

26 juin 1962, Libération : « Alger – de notre envoyé spécial Claude Estier. – Au coeur de la Casbah, une porte étroite à côté d’un ancien bar maure. Un escalier sombre. Au premier étage, trois bureaux encombrés de tracts et d’affiches : c’est un des PC de la Zone Autonome d’Alger (ZAA). Sans arrêt des responsables entrent et sortent, apportent des nouvelles, repartent pour une mission : ultime préparatifs avant le vote de dimanche prochain. »
Mais des divergences règnent chez les terroristes.

Susini, clame dans une émission pirate le 28 juin 1962, rapporté par Le Figaro : « Européens, restez ! Rien ne peut remettre en cause les accords du 17 juin. »

30 juin 1962, l’Aurore : « Fuite inattendue de Gardy ». « Les commandos de Micheletti continuaient d’agir : ce matin, vers 11 h, un musulman était encore tué près de la gare. Fait curieux à signaler en passant ; le FLN démentit cette exécution, alors que les témoins sont formels. »
Le calme s’installe enfin.

Le Parisien du 30 juin 1962 : « Oran, où le couvre-feu sera levé ce soir, sera resté jusqu’à la fin énigmatique et inquiétant. Autour de la fumée des derniers attentats, on a construit à la hâte un fragile édifice que les autorités nomment réconciliation. Que valent ces accords de la dernière heure ? Ils sont inestimables, s’il est exact, qu’ils ont empêché la destruction totale de la ville. (…). Une nouvelle réunion de réconciliation s’est tenue jeudi soir à la préfecture d’Oran. Quatorze notables européens et quatorze musulmans pour la plupart FLN ont parlé de l’avenir. (…) Oran est depuis quelques jours et jusqu’à dimanche un mélange de ville sud-américaine en révolution et de cité sinistrée par un effroyable cataclysme. » 

30 juin 1962Le Figaro : « Oran 29 juin. – Jour « J » de la réconciliation à Oran. Depuis ce matin, des équipes de jeunes musulmans ont envahi le boulevard du Maréchal-Joffre, (…). Armés de pots de peinture et de colle, ils ont inscrits de grands « OUI » (…) et (…) « la révolution en marche vaincra la misère. »

L’armée française s’est repliée dans les quartiers européens.

30 juin 1962Le Figaro : « Dans aucun pays (dit le responsable FLN) aucune organisation n’aurait pu contrôler totalement une population soumise aux attentats, aux meurtres de femmes et d’enfants. – Mais en temps de paix, insista l’Evêque (de la ville d’Oran) ? -En temps de paix, je réponds des musulmans, répondit l’officier qui proposa alors la constitution d’une Comité de réconciliation. » 

Paris-Presse du 30 juin 1962 : « Maintenant que les acharnés ont quitté la ville : les orantes, européens et musulmans, redécouvrent la fraternité » (Robert Buchard). La Croix du 30 juin 1962 : « Tout le monde, a ensuite déclaré l’armateur Ambrosino, a une peur panique du 1er juillet. Quand le 3 juillet les rapatriés s’apercevront qu’il ne s’est rien passé, ils verront qu’on leur a monté la tête. Il faut que, bientôt, ils fassent la file à Marseille pour leur retour. »

5 juillet 1962, c’est l’indépendance de l’Algérie après 132 ans de colonisation française.
Le 9 juillet 1962Le Figaro : « Des personnes sont enlevés sans qu’on sache très bien par qui, hier, cinq musulmans, quatre employés municipaux  (…) et un malade (…). Hier aussi, une famille européenne (…) a disparu (…). Le fait le plus grave reste l’inconnu qui plane sur le sorto des soixante-trois disparus européens enlevés par les ATO ou des jeunes musulmans armés pendant l’émeute du 5 juillet. Il y a parmi eux des fonctionnaires des PTT, du trésor public, d’autres administrations (…) ». « Le 5 juillet, l’ALN par son action énergique, a empêché le massacre de centaines de personnes ». « (…) On cite le chiffre de 49 personnes fusillées ou pendues pour pillages, vols, usurpation d’autorité, etc. »

13 juillet 1962, Le Figaro : « A la suite d’une longue et patiente enquête de sa brigade politique, la police genevoise vient de décapiter le premier réseau du prétendu « Conseil national de la résistance », présidé par Geoges Bidault, découvert à l’étranger. Plusieurs activistes, dont cinq français, ont été appréhendés puis expulsés du territoire hélvétique ». (…). « Nous ne reconnaissons pas les accords d’Evian. Notre but est de renverser le gouvernement français » ont avoué les membres du « CNR ».

24 juillet 1962 : « Madrid (AFP, AP). – « Le gouvernement espagnol a annoncé hier qu’ »en raison des circonstances existant actuellement entre la France et l’Algérie », les « activistes » français maintenus depuis octobre dernier en résidence surveillée retrouvaient leur liberté de mouvement ».

28 juillet 1962 : « Un commando OAS attaque un camp de militaires et s’enfuit vers l’Espagne. »

Le dossier spécial archives et contribution nous fait part des 6000 attentats qui ont été perpétrés par l’OAS en Algérie. Il présente l’organigramme de l’OAS, ses généraux, colonels, civils qui occupaient des positions à Alger, Madrid et en France métropolitaine. « Ces trois  groupes  étaient complétés par la mise en place d’une direction en France sous l’autorité des ex-généraux Vanuxem et Crève-coeur, qui dirigeaient les groupes d’action en métropole en liaison directe avec l’ex-général Salan à Alger », écrit Mohand-Rachid. (…) Il souligne que « les nostalgiques de l’Algérie française devraient plutôt reconnaître qu’ils se ont fourvoyés en soutenant l’OAS au lieu de raviver plus d’un demi-siècle après les politiques excluantes et xénophobes qui appauvrissent et risquent de préparer, hélas, d’autres tensions entre les diverses population en France. »

Le terme « amnistie » vient du grec « amnistia qui veut dire : « pardon », de « amnistos »  « oublié ». Qui peut amnistier qui ? De quel droit l’Etat français peut-elle amnistier des terroristes français ayant commis des actions criminelles dans un pays qui n’était plus le sien à partir du cessez-le-feu ? Ici qui prend la place de qui ? Par une aberrante logique, les successives amnisties de l’Etat français, révèlent un grand mépris à l’égard des torturés et des tués de la guerre d’Algérie et de l’après-guerre (OAS /FLN). L’amnistie du 22 mars 1962 a été réalisée avec la délégation algérienne et la délégation française pour sortir les Algériens de la famine et de la misère. Après, lors de la toute naissante libération ? Qui peut en toute légitimité amnistier les crimes de l’OAS ? Que racontent même ces successives amnisties de la France ? Si des accords secrets existent, je l’ignore, et quant bien même ils existeraient, seul ce peuple martyrisé serait autorisé ou non à pardonner.    

Il ne s’agit pas de faire de toutes ces victimes un fond de commerce ni même de dresser la liste d’exploits morbides de certains terroristes réintégrés dans l’Armée française mais de construire l’histoire. Une mémoire collective vivante contient du réel et non du déni. Sans elle, pas de projet d’avenir, mais le risque de répétition des grandes tragédies. Elle a déjà eu lieu lors de la tragédie noire. Le pouvoir algérien en singeant politiquement ses vis-à-vis, a amnistié lui aussi ses propres terroristes sans se soucier de rendre la justice, comme si le peuple algérien avait une dose insuffisante de martyrs.
Mohand-Rachid Zeggagh, en recueillant précieusement ces articles, et en les commentant avec une admirable lucidité, a conscience qu’il participe activement à un travail de mémoire.
Un lien est un bien commun. Et un bien n’est pas un bourdonnement inutile de mots répétés réduisant à l’indigence l’humain. Bien au contraire, sans lien, pas de bonheur pour la communauté, pas de possibilité de construction heureuse d’une histoire pour les collectivités. Le devoir de mémoire reconnaît la dette contractée du présent à l’égard de ce qui a eu lieu en retenant un contenu de perception sensible à travers une persévérance de vie en commun. Cette obligation morale à l’endroit du vécu sensible est valable pour tous les peuples, et l’Algérie n’échappe pas à cette nécessité. Mais il n’est pas question dans ce remarquable dossier, d’un devoir de mémoire mais d’un travail de mémoire.

Ce que recueille Mohand-Rachid Zeggagh dans Vérités sur les crimes de l’OAS en Algérie est un matériau indispensable pour entreprendre l’histoire de la guerre et l’après guerre en Algérie.
L’Algérie doit se construire à partir de ses souffrances et de sa douleur. Il y a de la noblesse sur les rides des victimes, il y a de la vérité. C’est avec elles qu’elle édifiera son plus bel avenir.

Mohand-Tahar Zeggagh, Vérités sur les crimes de l’OAS en Algérie Dossier spécial archives et contribution à la mémoire historique du peuple algérien (1961/1962), Editions ANEP, 2ème semestre 2017


 

https://www.bvoltaire.fr/algerie-jean-castex-nest-pas-un-beni-oui-oui-quil-le-montre/

Algérie : Jean Castex n’est pas un béni-oui-oui ? Qu’il le montre !

Gabrielle Cluzel Ecrivain, journaliste

On nous le dit, à gauche, on nous le répète à l’envi. Notre nouveau Premier ministre est un « homme bien ». Pas une belle personne, comme on dit maintenant, car Jean Castex est un politique à l’ancienne – en costume sombre, doté d’une calvitie de bon aloi et d’un accent du terroir fleurant bon la France de Charles Pasqua et Lino Ventura. Marié (durablement) et père de famille nombreuse – il a 4 filles. Ce n’est pas lui que l’on verra sur les tribunes du 14 Juillet avec un tee-shirt « Tous les garçons et les filles », ni courir le guilledou en boîte de nuit alors que la France en gilet jaune bat le pavé. Il a, du reste, réservé sa première sortie officielle à la police de Seine-Saint-Denis pour lui exprimer ce qui ressemble à un soutien. Un Premier ministre exprimant sa solidarité aux forces de l’ordre, ce n’est certes pas non plus l’exploit du siècle, mais de nos jours, on en chanterait presqu’un Te Deum

Jean Castex serait à Édouard Philippe ce que Castor est à Pollux.

En plus rustique.

Le genre agricole, comme dirait Audiard. En plus falot, aussi. Un défaut dans lequel Emmanuel Macron aurait vu un immense atout. Si l’on en croit un article récent du Monde, cependant, le monsieur est capable aussi de faire son tonton flingueur. Quand il gérait le déconfinement, n’a-t-il pas dit, excédé, de Philippe de Villiers, « Je ne prendrai jamais ce c… au téléphone » ? Il est vrai que taper de ce côté-là de l’échiquier politique ne demande pas un courage mirifique. Comme preuve d’indépendance d’esprit, il faudra repasser.

Mais une occasion en or s’offre à lui de montrer qu’il n’est pas venu pour beurrer les sandwichs : le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dit, samedi, attendre des « excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie ». Emmanuel Macron est ficelé, réduit au silence. Quand on a dit, pendant sa campagne, pour ratisser du côté de la diversité, que la colonisation était un crime contre l’humanité, forcément, il ne reste rien d’autre à faire que se taire ou s’exécuter. Mais son Premier ministre, lui, pourrait montrer sa fermeté : « Je suis fidèle à la France », a-t-il joliment dit pour justifier ses retournement de veste. Si la France est son trésor, c’est le moment de le prouver ; touchez pas au Grisbi !

Oh, bien sûr, inutile de faire une déclaration officielle urbi et orbi. Il ne s’agit pas, non plus, de rendre le soufflet du dey d’Alger. La fin d’un petit entretien matutinal radiophonique avec une Ruth Elkrief ou un Jean-Jacques Bourdin y suffira, une fois que le remaniement aura été largement commenté et que l’on voudra réveiller l’auditeur assoupi le nez dans son café, écoutant égrener la liste sans fin des obscurs maroquins.

L’Algérie attend des excuses ? La France aussi, pardi.

Pour les razzias barbaresques en Méditerranée ayant réduit en esclavage des centaines de milliers d’Européens. Ce sont même elles qui ont conduit Charles X à lancer l’expédition d’Alger.

Pour les pieds-noirs assassinés ou chassés.
Pour la tombe de leurs aïeuls profanée.
Pour les biens dont ils ont été spoliés et qui ont été tous dilapidés : lorsque la France est partie, Alger ressemblait à Nice.

C’est aujourd’hui Bagdad, à peu de choses près.

Pour la mauvaise foi d’un État failli qui, depuis 60 ans, use de la colonisation comme d’un épouvantail fatigué, d’une vieille ficelle archi-usée pour excuser son impéritie, et pour cette impéritie qui conduit ses ressortissants à traverser en masse la Méditerranée, notamment pour se faire soigner – comme le montre la vague de malades du coronavirus qui vient de débarquer…

Maintenant, ça suffit l’Algérie. La plaisanterie a assez duré. Le cave se rebiffe : les Français seraient si fiers, enfin, après des années de lâcheté ! Mais il est à craindre que ce ne soit là que cinéma.


 

https://www.trendsmap.com/twitter/tweet/1279765199130591233

Philippe de Beauregard @Phdebeauregard |

Ni oubli ni pardon ! Alors que le président algérien provoque une nouvelle fois la France en demandant des excuses pour la colonisation de l'Algérie, nous avons commémoré ce matin le terrible massacre de nos amis pieds-noirs du #5Juillet1962 à Oran, au cimetière de  Violès dans le Vaucluse

 

 


 

https://afriqueactudaily.com/index.php/2020/07/06/algerie-lecriture-de-lhistoire-de-la-wilaya-iii-historique-plombee-par-labsence-darchives/

Algérie: L'écriture de l'Histoire de la Wilaya III historique plombée par l'absence d'archives -

7 juillet 2020

 Archives RPweb

Tizi-Ouzou — L’écriture de l’Histoire de la Wilaya III historique demeure « plombée par l’absence de supports documentaires et d’archives », a soutenu Mezhora Salhi, maître de conférence au département d’Histoire de l’Université Mouloud Mammeri (UMMTO) de Tizi-Ouzou.

Considérant « le rôle pivot » de cette Wilaya historique durant la Guerre de libération, Mme Salhi a jugé dans une déclaration à l’APS, qu' »il y a peu de travaux universitaires sur son Histoire » et que « les quelques travaux réalisés jusque-là restent préliminaires », faisant remarquer que « le gros du travail d’écriture est constitué de témoignages d’acteurs de cette guerre ».

Des témoignages qui, malgré « leur importance capitale demeurent insuffisants pour un travail d’écriture de l’Histoire en l’absence de moyens de documentation permettant la vérification et le recoupement des faits pouvant être empreints de subjectivité et dont le récit peut être, également, altéré par le temps », a souligné l’universitaire.

Des évènements d’importance ayant marqué l’Histoire de cette Wilaya historique sont, par ailleurs, « restés peu ou pas connus à cause de l’absence de supports documentaires auxquels l’accès nécessite le déplacement en France » a-t-elle ajouté.

Un projet d’ouverture d’un centre d’archives et de recherche en Histoire de la Wilaya III a été lancé au niveau de l’UMMTO et devait entrer en fonction au mois de mars dernier. Le projet a été ajourné à cause de la crise sanitaire qui sévit depuis, a-t-elle relevé.

Par ailleurs, et s’agissant de la restitution des crânes mortuaires de 24 résistants algériens détenus par la France, Mme Salhi a estimé que « c’est un évènement d’importance qui rappelle que la résistance algérienne face à l’entreprise coloniale française ne se limite pas à la Guerre de libération nationale déclenchée en novembre 1954, qui est un cumul des résistances passées ».

De son côté, Ouali Ait Ahmed, ancien moudjahid et chargé de l’écriture de l’Histoire de la Wilaya III historique au niveau du bureau de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidines (ONM) a considéré que cette Histoire « ne se limite pas au nombre de coups de feux ou de batailles menées ».

« Il y a eu aussi autant de politiques de contre propagande de l’ennemi à laquelle il fallait s’adapter et contre laquelle il fallait lutter, des plans de stratégies de batailles élaborés et d’actions politiques menées, qui constituent l’Histoire de la Wilaya », a-t-il observé.


 

https://present.fr/2020/07/08/bac-2020-mediocratie/

Bac 2020 – Médiocratie

Publié le 8 juillet 2020 par Franck Deletraz

Presque entièrement dépouillé de son caractère sélectif depuis des années et donc déjà totalement dévalorisé aux yeux des mondes universitaire et professionnel, le baccalauréat, au travers de son édition 2020 marquée par un taux de réussite record de 91,5 % obtenu grâce au contrôle continu et à diverses manipulations douteuses, vient de recevoir le coup de grâce. Car, prenant prétexte du relatif « bon déroulement » de cette édition 2020, certains militent déjà pour une généralisation du contrôle continu en 2021.

Plus fort encore qu’en 1968 !

La nouvelle n’aura évidemment surpris personne : avec un taux de réussite de 91,5 % à l’échelle nationale avant les épreuves de rattrapage, soit une hausse de 13,7 points par rapport à celle de 2019 (77,7 %), l’édition 2020 du baccalauréat aura atteint le taux de réussite le plus haut jamais enregistré dans notre histoire. Plus fort encore qu’en 1968, année où, comme chacun sait, l’Education nationale a allègrement distribué le précieux sésame. Dans le détail, les résultats sont même encore plus impressionnants puisque, si l’on considère les résultats du bac général, le taux de candidats admis d’emblée atteint les 94,3 %, soit +14,7 points par rapport à 2019 ! Des résultats impressionnants, dont se sont bien sûr immédiatement félicités mardi le ministre de l’Education et le Président, mais qui sont évidemment dus, d’abord et avant tout, à la décision du gouvernement d’attribuer cette année ce diplôme sur la seule base des notes obtenues au contrôle continu par les élèves au cours des deux premiers trimestres en raison de l’épidémie de COVID-19. Un choix qui, d’emblée, ne pouvait que favoriser des candidats notés non plus par un jury neutre et anonyme, mais par des enseignants que l’on imagine mal pénaliser leurs élèves avec de mauvaises notes. Par ailleurs, craignant peut-être que ce « cadeau » fait aux lycéens ne soit pas suffisant, le ministère de l’Education avait appelé en outre les jurys d’harmonisation, chargée chaque année d’assurer l’équité entre les candidats en fonction de la correction plus ou moins sévère des correcteurs, à une « harmonisation » des notes dans… « un esprit de bienveillance ». En clair ? Cette année, on donne le bac…

Notes gonflées et moyennes trafiquées

Le message a été si bien reçu que des enseignants desdits jurys, qui se préparaient à généreusement « revaloriser les moyennes » des candidats, se sont rendu compte que de nombreuses « notes, saisies manuellement, ne correspondaient pas à celles inscrites sur les livrets scolaires mais étaient en fait bien supérieures ». Traduction : nombre d’établissements désireux de ne pas léser leurs élèves et d’afficher des bons résultats au bac n’ont pas hésité, avant même l’intervention des jurys d’harmonisation, à gonfler les notes de leurs élèves. C’est ainsi qu’une enseignante, interviewée mardi par France Info, a rapporté que sur la « douzaine d’établissements » dont son jury avait la charge, « il y en avait quatre ou cinq avec des taux de réussite très largement supérieurs à ce qu’il se passait d’habitude » ! Une situation dont se sont plaints certains membres des jurys, mais qui n’a pas empêché d’autres, notamment dans l’académie de Créteil, d’aller jusqu’à donner le diplôme à des candidats auxquels il manquait parfois 55 points ! Bref, chacun l’aura compris : cette édition 2020, plus encore que les précédentes, aura été une gigantesque escroquerie. Mais il y a plus grave encore : invoquant la prétendue réussite du passage du bac au contrôle continu cette année, certains, dans l’entourage du ministre, plaident maintenant pour que la réforme prévue par Blanquer, qui faisait déjà la part belle au contrôle continu à partir de 2021, s’oriente vers une généralisation de ce mode d’examen. •
Franck Deletraz


 

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