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– Revue de presse N° 134 – 2024 – {2003–2024 – 21ème année}
– Articles du 13 mai 2024

 

Coup d'État du 13 mai 1958

Le putsch d'Alger ou coup d'État du 13 mai est le coup d'État mené à Alger (département d'Alger) le mardi 13 mai 1958, conjointement par l'avocat et officier parachutiste de réserve Pierre Lagaillarde, les activistes pieds noirs, les représentants à Alger des barons du gaullisme Léon Delbecque et Lucien Neuwirth, les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Jean Gracieux, l'amiral Auboyneau avec l'appui de la 10e division parachutiste du général Massu et la complicité active des alliés de Jacques Soustelle et tacite des chefs d'États–Majors de l'Armée à Paris et de nombreux hauts fonctionnaires.

Dans le contexte de la guerre d'Algérie et d'une lutte pour le pouvoir, ce coup d'État militaire avait pour but d'empêcher la constitution du gouvernement Pierre Pflimlin et d'imposer un changement de politique allant dans le sens du maintien de l'Algérie française au sein de la République. La crise qu'il provoqua se solda par la fin de la « traversée du désert » pour le général en retraite Charles de Gaulle et son retour au pouvoir. Indirectement, cet événement est à l'origine de la fin de la Quatrième République et de l'avènement de la Cinquième République.

Cet évènement se déroule plus d'un siècle après le 2 décembre 1851, et trois ans avant l'échec du putsch des généraux de 1961. Quoiqu'il n'ait pas été mené jusqu'à son terme, il s'agit du dernier coup d'État réussi en France à l'issue de l'opération Résurrection : en effet, le coup de force en Algérie, ainsi que la prise de la Corse ont été des succès. Seule l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle le 1er juin par une voie légale (sa nomination au poste de président du Conseil par René Coty), a convaincu les putschistes de faire cesser l'opération. Le but de celle–ci était précisément le retour de Charles de Gaulle au pouvoir. Sa dernière phase prévoyait une prise de contrôle de Paris, via le parachutage de certaines unités ainsi que l'appui d'officiers et hauts fonctionnaires gaullistes de France métropolitaine. De Gaulle ayant accédé légalement au pouvoir, l'opération avait déjà réussi, et il y fut mis un terme. Aucun des putschistes ne fut d'ailleurs poursuivi pour ses actes.

En 1958, la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), parti de gauche regroupant plusieurs courants socialistes, est au pouvoir depuis la formation du gouvernement Guy Mollet. Sa gestion de la crise du canal de Suez (1956) puis l'affaire de Sakiet (1958) a provoqué de graves dissensions en son sein et suscité une crise de confiance entre l'armée et les dirigeants politiques. Au lieu de se résorber, celles–ci vont encore s'accentuer, contribuant à l'affaiblissement de l'autorité parisienne.

Vacance du pouvoir et perspective politique

À la suite de la chute du gouvernement Félix Gaillard le 15 avril 1958, le pouvoir républicain est mis entre parenthèses pendant vingt–huit jours. Tour à tour Bidault puis Pleven échouent dans leur tentative de former un gouvernement. Le trouble ainsi installé dans l'ordre civil permet la prise du pouvoir par la force à Alger le 13 mai. Le détonateur est la perspective du choix de Pierre Pflimlin comme président du Conseil. Pflimlin est partisan de la négociation avec le FLN, ce que refusent les activistes à Alger.

La journée du 8 mai et le rejet des bons offices

Le 8 mai a lieu sur le Forum d'Alger la commémoration de la victoire de 1945 alors qu'à Paris le président de la République René Coty presse René Pleven pour former le gouvernement.

Grève générale et hommage aux victimes

À la suite de la revendication par le FLN, le 9 mai, de l'exécution en Tunisie – indépendante depuis 1956 – de prisonniers français appelés du contingent en Algérie (sergent Robert Richomme, soldats René Decourteix et Jacques Feuillebois) par l'ALN, et à l'initiative du général Raoul Salan, les anciens combattants, Européens et musulmans, se rassemblent auprès du monument aux morts de 1870, 1914–1918 et 1939–1945, boulevard Laferrière d'Alger, en hommage aux trois victimes.

Le coup d'État est mis au point le 12 mai 1958 par le Groupe des sept, comité secret dont le membre le plus déterminé est Pierre Lagaillarde.

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À Alger, deux factions convoitent le pouvoir mis en ballotage par la vacance prolongée du gouvernement depuis 28 jours. L'avocat et président de l'Association Générale des Étudiants d'Alger, Pierre Lagaillarde (il est âgé de 26 ans et devient par la suite député sans étiquette d'Alger) et ses alliés activistes du Groupe des Sept sont en rivalité avec les partisans gaullistes de Léon Delbecque, conseiller du ministre de la défense nationale gaulliste Jacques Chaban–Delmas, et chef du Comité de Vigilance, qui est lui–même en liaison avec Jacques Soustelle.

Prise du bâtiment du Gouvernement Général

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13 mai, midi : des voitures équipées de haut–parleurs invitent la population d'Alger à manifester dans le calme.

14 heures : grève générale en accord avec la décision du Comité de Vigilance. Les magasins sont fermés et les rideaux de fer tirés.

17 heures : depuis le plateau des Glières7, Lagaillarde vêtu de son uniforme d'officier parachutiste de réserve (dit « tenue léopard »), lance ses troupes à l'assaut du gouvernement général (surnommé « GG », devenu après l'indépendance de l'Algérie le Palais du gouvernement), symbole de l'autorité parisienne en Algérie. Alger est alors la deuxième ville de la République en termes démographiques.

Après s'être opposés tout d'abord aux CRS qui font usage de gaz lacrymogène, puis aux troupes de la Circulation Routière (unité logistique de l'armée de terre dont l'uniforme particulier rappelle celui de la police militaire américaine coiffée du célèbre casque « M.P. ») et enfin aux parachutistes qui se refusent à ouvrir le feu sur des compatriotes français, les insurgés incendient la bibliothèque du GG contenant des documents administratifs.

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Les insurgés, qui se décrivent comme des « Montagnards » (propos tenus par Massu lui–même), prennent le contrôle du GG.

Après le renversement in absentia du gouverneur socialiste Robert Lacoste jugé trop modéré par les partisans de l'Algérie française (Lacoste a quitté Alger pour Paris le 10 mai) un comité de salut public est constitué avec à sa tête des civils et des militaires, européens et arabes.

Comité de salut public

Depuis le balcon du gouvernement général, le général Massu s'adresse à la foule algérienne amassée au pied du bâtiment par le biais de la lecture d'un télégramme officiel s'adressant au président de la République. Il demande la mise en œuvre d'un « gouvernement de salut public ». Le lendemain, du même balcon, le général Salan, nommé président du comité, précise la demande d'un nouveau gouvernement par un sonore « Vive de Gaulle ». Léon Delbecque, membre du RPF puis des Républicains sociaux et fidèle du général de Gaulle, devient vice–président du Comité de salut public. Un autre fidèle du général, Lucien Neuwirth, en fait aussi partie.

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Cependant ce Comité de salut public n'a pas pour objet de « prendre le pouvoir » mais de peser sur les députés de Paris pour qu'ils mettent un terme à la quasi vacance du pouvoir générée par l'instabilité gouvernementale aiguë. Les acteurs du changement de régime seront René Coty, dernier Président de la IVe République, et de Gaulle, premier Président de la Ve République, tous deux sont d'accord pour que la transition se déroule dans les règles, ce qui sera le cas.

Gouvernement Pflimlin

En réaction l'assemblée vote dans la nuit du 13 au 14 mai la constitution du gouvernement Pflimlin pour rétablir l'autorité républicaine par 274 voix pour et 137 voix contre

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Opération Résurrection

Pour accélérer la nomination du général de Gaulle à la tête du gouvernement français, les gaullistes et les putschistes à Alger planifient un complot nommé opération Résurrection.

Un des épisodes de l'opération Résurrection débouche sur la mise sur pied d'un second comité de salut public à Ajaccio, et la prise de contrôle par les putschistes gaullistes de la Corse, sans effusion de sang.

La menace d'une opération militaire et d'un coup d'Etat, prévus par ce complot et phase finale éventuelle de cette opération, cette fois–ci sur Paris, incite les députés à accepter la passation de pouvoir « au plus illustre des Français » que le président René Coty souhaite, ce qu'il obtient en menaçant de démissionner. Le parachutage de militaires aux environs de Paris et la prise de contrôle des lieux de pouvoir par les militaires et les putschistes gaullistes a été annulé in extremis, le président la République René Coty s'étant résolu à nommer de Gaulle comme président du Conseil .

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Gouvernement de salut public

Devant la menace de prise de pouvoir par l'armée après les coups d'Alger et de Corse, René Coty transmit le pouvoir exécutif à de Gaulle le 1er juin 1958. Dans la foulée celui–ci forma un gouvernement provisoire remplaçant le contesté gouvernement Pierre Pflimlin qui avait cessé d'être deux jours auparavant.

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Retour de jacques Soustelle mai 1958

Télévision : les conclusions de la commission d’enquête sur les fréquences de la TNT attendues mardi

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Par SudOuest.fr avec AFP Publié le 12/05/2024 à 9h25.

Contrôle plus serré des chaînes, renforcement de l’arsenal en cas de manquements, pluralisme… Le rapport de la commission d’enquête, qui sera rendu mardi, doit faire 47 propositions

Au bout de six mois de bras de fer politiques et d’auditions souvent mouvementées, de Vincent Bolloré à Cyril Hanouna, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’attribution des fréquences TNT rend sa copie mardi. Contrôle plus serré des chaînes, renforcement de l’arsenal en cas de manquements, pluralisme… Des premières pistes ont été révélées mardi dernier, à l’occasion d’une réunion houleuse de la commission qui a fini par adopter le rapport du député LFI Aurélien Saintoul, malgré des désaccords.

Au total, 47 propositions sont attendues, dont 9 du rapporteur à titre personnel – un compromis trouvé avec la majorité présidentielle. C’est une « victoire » pour l’insoumis qui redoutait que ses travaux ne soient enterrés, et alertait d’une possible « censure ». Avec d’autres macronistes et des LR, le président de la commission d’enquête Quentin Bataillon (Renaissance) avait fixé ses « lignes rouges » : pas de remise en cause de « l’avenir de la TNT », alors qu’Aurélien Saintoul met sur la table la suppression du modèle payant de Canal+, ou le principe d’une redevance pour les titulaires de fréquences.

Au terme des travaux de la commission d’enquête sur les fréquences télé, les députés de la majorité ont demandé le retrait de propositions de l’élu LFI Aurélien Saintoul, une « tentative de censure » selon lui

« Contournement des règles »

Et pas question non plus pour Quentin Bataillon de s’en prendre à « la liberté de la presse », face au rapporteur qui suggère le renoncement aux éditorialistes sur les chaînes d’information. L’élu LFI souhaite que les autorisations sur la TNT de C8 et CNews, 2e chaîne d’info, ne soient pas renouvelées. À ses yeux, ces propriétés de Canal+ vivent « de l’abus » et « du contournement des règles ». Aurélien Saintoul prévoit en outre deux signalements à la justice, après étude de documents et auditions des responsables de chaîne, a–t–il indiqué, sans autre précision.

Le député a effectué un « contrôle sur pièces et sur place » chez Canal+, dans le giron du milliardaire Vincent Bolloré. Hasard du calendrier, les prétendants aux 15 fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT) remises en jeu cette année, dont C8 et CNews, doivent remettre mercredi leurs dossiers de candidature au régulateur, l’Arcom.

Cette autorité indépendante choisira les titulaires à l’été.

Camp contre camp

C’est ce processus qui avait suscité à l’automne le lancement de cette commission d’enquête par le groupe LFI. Ses travaux ont plutôt pris des allures de feuilleton à rebondissements, sous le feu des projecteurs. Dans la ligne de mire des insoumis, les dirigeants du groupe Canal+ ont affirmé en audition être « sur toutes (leurs) obligations de bons élèves ». L’animateur Cyril Hanouna, qui a valu à sa chaîne C8 un total de 7,5 millions d’euros d’amendes, a dénoncé un « acharnement ». Dans une rare intervention publique, Vincent Bolloré a lui assuré ne pas intervenir sur les contenus et a nié vouloir promouvoir « une idéologie » d’extrême droite, ce dont il est régulièrement accusé.

Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur l’attribution des fréquences TNT, le directeur général de CNews Serge Nedjar a réfuté devant les députés tout interventionnisme de son actionnaire

Rapidement, Éric Ciotti (LR) comme Marine Le Pen (RN) ont accusé la commission de partialité. En point d’orgue, Quentin Bataillon est venu début avril sur le plateau de Cyril Hanouna, où il a critiqué Yann Barthès, le présentateur de l’émission concurrente « Quotidien » (TMC) … qu’il avait également auditionné. Cette séquence a valu à l’élu de la majorité de vives remontrances, jusque dans le camp présidentiel.

« L’enjeu est fort »

La ministre de la Culture Rachida Dati a tenté de rester au–dessus de la mêlée, récusant toute « collusion » avec Vincent Bolloré et assurant n’intervenir aucunement dans l’attribution des fréquences. À mi–parcours de la commission, le Conseil d’État a donné du grain à moudre aux parlementaires : à la suite d’un recours de Reporters sans frontières, l’instance a demandé à l’Arcom de renforcer son contrôle de CNews et de toutes les télévisions et radios.

Au total, pour Aurélien Saintoul, « l’enjeu est fort : c’est celui de la représentation de la société par elle–même » sur les écrans. « Cette fonction est dans les mains d’une oligarchie », estime celui qui veut « rendre la télé au peuple ». Un député macroniste lâche : « il n’atteindra pas son objectif. C8 et CNews sont apparues en victimes et LFI leur a offert la plus belle des protections politiques »

https://actu.fr/nouvelle–aquitaine/cocumont_47068/un–ecrivain–raconte–ses–souvenirs–de–la–guerre–dalgerie–a–cocumont_61060827.html

Un écrivain raconte ses souvenirs de la guerre d'Algérie à Cocumont

Guy Cespedes a quitté l'Algérie à l'âge de 4 ans. Ses vagues souvenirs d'anxiété l'ont amené à écrire pour éclairer son exil forcé.

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Guy Cespedes a présenté et dédicacé ses livres à la bibliothèque de Cocumont. Il a raconté son passé en Algérie, notamment pendant la guerre. ©Le Républicain 47 – Bernard Lataste

Par Rédaction Le Républicain Marmande Publié le 13 mai 2024 à 18h16

Guy Cespedes a quitté l’Algérie à l’âge de 4 ans. Ses vagues souvenirs d’anxiété lors de la guerre l’ont amené à écrire pour éclairer son exil forcé. Invité à Cocumont (Lot–et–Garonne) par l’association Cultur’Ailes à la bibliothèque intercommunale, l’auteur dédicaçait samedi 4 mai ses trois ouvrages, présentant notamment le premier, autobiographique : « Quitter Sidi, c’est un hymne à la famille et une thérapie pour valoriser ceux qui nous ont aidés sans trop parler de ce qui était négatif. »

Sidi, c’est Sidi Bel Abbès, la ville où il est né dans cette famille d’origine espagnole venue là cinq générations auparavant. Les souvenirs sont un peu diffus. Enfant, il garde le souvenir de la guerre, des communautés qui s’entre–déchirent, « mais qui vivaient ensemble jusque–là ».

C’est aussi le souvenir du débarcadère, des côtes qui s’éloignent et des larmes de son grand–père Joseph qui savait en ce mois d’août 1962 qu’il ne reviendrait plus.

« L’image forte, c’est cette fusillade sur le manège d’enfant » 

« Il me reste des images de la petite enfance, dues au traumatisme vécu, mais surtout au travers de ce que m’ont raconté les anciens. Des photos, rares, où j’ai demandé qu’on m’explique. L’image forte, c’est cette fusillade sur le manège d’enfant, quand mon père s’est précipité sur moi pour me protéger. C’est cette atmosphère pesante qu’un enfant peut ressentir que j’ai voulu éclairer dans ce livre où j’évoque cet exil forcé, l’identité Pied noir et notre intégration dans un petit village des Landes après notre arrivée en 62. » 

Après des études à Bordeaux, et revenu enseignant dans le lycée même de sa jeunesse, Guy Cespedes cultive alors un intérêt pour le livre et devient bénévole dans une bibliothèque. « C’est ma femme et mes enfants qui m’ont alors poussé à l’écriture de mon premier ouvrage pour laisser trace de l’identité Pied noir. »

Et de fil en aiguille, l’auteur de Quitter Sidi se prend au jeu de l’écriture :  » Ça m’a donné envie d’écrire des romans, avec parfois des clins d’œil à l’Algérie, ce sont des romans de terroir. » Après l’excellent « Quitter Sidi », « Le fer et la flamme » puis « Un Nouveau rivage » sont les derniers ouvrages de Guy Cespedes, en vente en ligne et dans toutes les librairies. 

https://atlantico.fr/article/decryptage/de–ruines–et–de–gloire–un–avocat–idealiste–se–transforme–en–hors–la–loi–dans–une–algerie–bientot–independante

Culture 13 mai 2024

"De ruines et de gloire" : un avocat idéaliste se transforme en hors–la–loi dans une Algérie bientôt indépendante

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Atlanti–culture

De : Akli Tadjer Les escales, domaine français Parution le 8 février 2024 336 pages 20 euros

Rémy Dumoulin pour Culture–Tops

Jeune avocat, Adam El Hachemi Aït Amar a fui Paris pour Alger pour échapper à la conscription militaire. Il croit à une Algérie indépendante et démocratique où cohabiteraient les Algériens de souche et les Européens de migration. 

Dans Alger en guerre, les partisans de l’OAS affrontent ceux du FLN sous le regard de l’armée. Le 18 mars 1962, De Gaulle a annoncé un cessez–le–feu en application des accords d’Évian. En représailles, l’OAS déclenche une insurrection le 26 mars. Rue d’Isly, la troupe fait feu sur la foule causant la mort de près de 50 manifestants pro–Algérie française. 

Adam, fraîchement recruté par Maître Reverdy, accepte finalement de défendre Emilienne Postorino, une partisane intransigeante de l’Algérie française, accusée d’avoir mis le feu aux poudres. Quelques jours après, De Gaulle demande aux Français de se prononcer pour l’autodétermination de l’Algérie. Le livre invente un destin singulier à Adam pris dans cette tourmente.

POINTS FORTS

Akli Tadjer met en scène avec brio les derniers instants de l’Algérie française. Ses pages ressemblent à celles des magazines de l’époque : les paras dans la ville, un trottoir maculé de sang après un attentat, des familles et leurs maigres bagages qui attendent l’embarquement vers l’Europe. Par moments, son regard se porte sur la campagne proche qui vit aussi au rythme de l’insurrection puis du départ des Français. L’auteur y met en scène le père d’Adam qui poursuit là–bas un but mystérieux. 

L’auteur adopte un point de vue équilibré sur les évènements et les protagonistes et n’exprime aucune haine vis à vis des deux camps. Il prend parfois le parti de l’humour pour évoquer le colon raciste ou l’indépendantiste opportuniste.

Pétri de valeurs morales, Adam est un idéaliste sensible et sympathique. Il souhaite voir son nouveau pays adopter les valeurs de la République. En acceptant de défendre Emilienne, dont les vues sont aux antipodes des siennes, il fait honneur à la robe. Adam aime aussi le côté déraciné de sa cliente.  

Les personnages secondaires ont toute leur place dans le récit. Maître Reverdy, ce métropolitain dont Adam questionne l’amour supposé du pays. Irène, son assistante, d’abord si hostile à la recrue arabe du cabinet Reverdy. Mais aussi Emilienne et sa haine mortelle de De Gaulle, accusé d’avoir livré l’Algérie.

Le lecteur ne sera pas insensible au jeu amoureux qui se dessine entre Adam, Irène et Emilienne. 

QUELQUES RÉSERVES

L’auteur développe une histoire dans l’histoire avec le personnage du père d’Adam. Adam père est à la recherche de son épouse disparue dans des conditions mystérieuses. Sa quête distrait excessivement l’auteur de sa narration principale avec pour seul mérite de donner à voir la guerre d’indépendance dans la campagne autour d’Alger. Le récit devient alors excessivement mélodramatique, voire mièvre. Et l’issue de cette histoire secondaire manque de crédibilité.  

Par ailleurs, l’auteur, dans son souci de se rendre sympathique à ses baby–boomers de lecteurs, abuse de l’emploi de références culturelles d’époque (chansons notamment). Elles ne sont pas nécessaires dans ces proportions pour donner de la chair au récit. 

ENCORE UN MOT...

Akli Tadjer nous livre un récit coloré et rythmé du destin singulier d’un avocat pris dans le tumulte des derniers jours de l’Algérie française.

UNE PHRASE

« Ma décision est prise. Je sais que je serai un avocat hors–la–loi, un avocat hors de ma morale, hors de mon éthique, hors de moi ». (p. 108)

« – Je vais vous laisser votre bled, maître. Vous allez nous regretter. On a tout fait ici.
– Tout fait pour vous. Vous êtes venus chez nous pour créer un pays sans nous ? Voilà la vérité ». (p.179)

L'AUTEUR

Akli Tadjer est un écrivain et scénariste franco–algérien né en 1954. Autodidacte, il devient journaliste. Son premier roman, les A.N.I du Tassili (prix Georges Brassens), est écrit après un voyage en Algérie en 1984. Ses deux précédents romans, D'Amour et de guerre (Les Escales, 2021) et D'audace et de liberté (Les Escales, 2022) lui ont valu des prix littéraires. 

https://elwatan–dz.com/lhistorien–fabrice–riceputi–reunit–un–dossier–accablant–sur–lex–chef–du–fn–retour–sur–le–passe–tortionnaire–de–le–pen

L’historien fabrice Riceputi réunit un dossier accablant sur l’ex–chef du FN : Retour sur le passé tortionnaire de Le Pen

13/05/2024 mis à jour: 14:34

Nadir Iddir

«Qu’est–ce que le lepénisme, sinon un rejeton idéologique et politique du colonialisme, au moins autant que de la Collaboration», tranche le chercheur, évoquant les «victoires» de ce courant, aujourd’hui aux portes du pouvoir en France.

Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire.» C’est mots horribles publiés par le journal Combat en 1962 sont ceux d’un politicien français. Son nom est Jean–Marie Le Pen. Député poujadiste, en campagne pour les législatives, il était engagé volontaire comme lieutenant dans le 1er régiment étranger de parachutistes (1er REP) à Alger. A son retour d’Alger, il n’hésite pas à revendiquer, toute honte bue, son activité tortionnaire.

Lors d’un débat public retranscrit par Le Monde, il dira, tout content : «J’ai été officier de renseignement boulevard Gallieni. J’y ai moi–même interrogé, je les ai interrogés le temps qu’il fallait, pas plus de temps qu’il fallait, mais pas moins. Je travaillais vingt heures par jour.» Selon lui, les soldats avaient reçu une mission de police et l’avait accompli «selon un impératif d’efficacité qui exige des moyens illégaux».

Des témoignages de victimes, des écrits d’historiens et des enquêtes journalistiques confirmeront ses propos. D’abord, Résistance algérienne, cite dans sa livraison de juin 1957 le nom du député français. 

L’article titré : «Le Pen, député à Paris… tortionnaire à Alger» rapporte le témoignage d’une victime de l’officier du 1er REP. Hafid Keramane, reprendra ce texte dans son livre La Pacification/ Livre noir de six années de guerre en Algérie (février 1960). Un long silence sur les années algériennes de l’homme d’extrême droite français s’impose malgré les aveux du concerné, les témoignages des victimes et le formidables travail des historiens et des journalistes en Algérie et en France.

Une émission diffusée en 2023 sur France Inter remettra l’affaire sur le devant de la scène : le producteur de l’émission «Jean–Marie Le Pen, l’obsession nationale» estime que «le soldat Le Pen n’a sans doute pas pratiqué la torture». Benjamin Stora donnera crédit à ce propos en précisant que Le Pen n’avait pas participé à la «Bataille d’Alger». 

Les propos ont irrité. Fabrice Riceputi, historien exigeant, est agacé par cette «contrevérité». Il réunit dans un livre fort utile Le Pen et la torture. Alger 1957, l’histoire contre l’oubli (Barzakh), le dossier d’accusation : récits de victimes et de témoins, rapports de police, enquêtes journalistiques et archives militaires, accable le chef de file du Front national (FN). 

«Témoignages de victimes silenciés»

Chercheur associé à l’institut d’Histoire du Temps Présent, menant avec l’historienne Malika Rahal le projet «Mille autres sur la disparition forcée, la torture et les exécutions sommaires», M. Riceputi ne se contente pas de réunir une documentation éparse et des témoignages des victimes et des soutiens du tortionnaire, il examine avec minutie la crédibilité de toutes les sources.

L’historien explique ses motivations : «C’est l’ignorance, l’oubli ou l’occultation ainsi manifestés, spécialement à l’égard des nombreux témoignages de victimes algériennes, à nouveau silenciés comme ils le furent au temps du colonialisme, qui m’ont décidé à écrire ce livre.» Dans les chapitres du livre, très didactique, il est possible de lire les récits douloureux, parfois inconnus ou souvent oubliés, de victimes du  député parisien.

Ainsi, certains des témoignages sont collectés par le réalisateur René Vautier dans son film : «A propos…de l’autre détail» – clin d’œil aux propos révisionnistes de Le Pen. D’autres mentionnés par des responsables politiques français (commissaire principal d’Alger René Gille enregistrant des plaintes d’Ahmed Bouali et Abdenour Yahiaoui) mais aussi dans des études de l’historien Pierre Vidal–Naquet, «infatigable témoin à charge de Le Pen». Viendront à l’indépendance d’autres récits rapportés par Le Canard enchaîné (1984), Libération (1985)...

Le Pen, qui cherchait à se défaire de ce passé encombrant, poursuit en diffamation les rédactions. Et obtiendra toujours gain de cause. «Selon une stratégie bien éprouvée, Le Pen se présente comme la victime d’une ‘‘machination’’ ourdie par la gauche et des médias qui le harcèlent sur cette affaire comme sur bien d’autres», note Riceputi, qui fait remarquer qu’à partir de 1984 et pendant vingt ans, le chef du FN «intente tellement de procès en diffamation qu’un compte–rendu exhaustif de tous les jugements prononcés en premier instance, en appel et en cassation, soit plusieurs dizaines au total, occuperait un livre entier».

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«Retour fracassant de la torture»

Si ce dernier a pu faire taire ses adversaires, un «changement de paradigme» s’opère à partir des années 1990 grâce aux travaux de Jean–Luc Einaudi, de Benjamin Stora, Claire–Mauss Copeau, Sylvie Thénault ou encore Raphaëlle Branche. Un «retour fracassant de la torture dans le débat français» est intervenu avec les enquêtes de la journaliste du Monde, Florence Beaugé.

Des témoignages inédits relatant des faits de torture sont alors publiés dans le quotidien français : on y lit le récit de Mohamed Cherif Moulay qui parle de la torture de son père Ahmed Moulay à La Casbah et montre, suprême surprise, le poignard des Jeunesse hitlériennes oublié par le soldat Le Pen. 

«Cet objet constitue une preuve matérielle du passage de Le Pen dans la maison de la famille Moulay», note l’historien. Le séjour algérois d’un «lieutenant pas tout à fait comme les autres s’apparente», selon l’historien, «à une sorte de tourisme militaire par idéologie colonialiste et anticommuniste». 
Officier aux «agissements tapageurs», faisant l’objet de plaintes déposées en mars 1957, l’officier tortionnaire est exfiltré précipitamment.

En plus de recenser les témoignages des victimes publiés dans la presse et dans des études historiques, et les siens collectés avec Malika Rahal, le travail de M. Riceputi a un autre mérite : grâce à une carte, il est permis de «visualiser» l’itinéraire algérois (décembre 1956–mars 1957) du soldat «Marco», dans la vaste entreprise de répression menée dans les quartiers algérois.

Les recherches, très difficiles, menées par l’auteur dans les archives militaires et parmi les compagnons ou responsables de Le Pen, lui permettent de faire un constat : il est partout fait silence sur le parcours tortionnaire de Le Pen, jamais inquiété pour ses crimes. L’historien parle «d’un pacte du silence». «Pas de noms, de dates, ni de lieux, seulement les généralités d’usage dans la confrérie des anciens ‘‘paras’’», tranche–t–il.

Autre leçon : le lepénisme a des fondements colonialiste. «Qu’est–ce que le lepénisme, sinon un rejeton idéologique et politique du colonialisme, au moins autant que de la Collaboration», tranche le chercheur, évoquant les «victoires» de ce courant, aujourd’hui aux portes du pouvoir en France.Nadir Iddir

Fabrice Riceputi, Le Pen et la torture. Alger 1957, l’histoire contre l’oubli (Barzakh), 900 DA.

EXTRAIT : Le lepénisme «dédiabolisé»

«La question fondamentale à laquelle il ne faut surtout pas répondre est celle–ci : au regard des valeurs proclamées par la République française, le combat pour l’indépendance de l’Algérie était–il juste et la guerre menée par la France pour l’écraser est condamnable ? A la négation et à l’occultation pures et simples des crimes commis en Algérie, battues en brèche par de solides travaux historique, a succédé l’excuse « des deux côtés ». Dans une lecture anhistroqiue des événements, une absurde mise en équivalence est en effet généralement opérée. […]C’est à ce prix, celui d’un déni d’une vérité historique douloureusement têtue, que la légendaire bonne conscience coloniale française peut se perpétuer. Et que le lepénisme peut se trouver «dédiabolisé».

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Divorce : cette pratique chez les Touaregs est en vogue en France

Société Par: Karim Kebir 12 Mai 2024 à 19:30

En France, comme chez les Touaregs, de plus en plus de personnes n’hésitent pas à débourser de l’argent pour célébrer leur divorce.

Il semble bien loin le temps où le divorce était vécu comme un moment extrêmement dur pour un couple dans ce pays.

Un acte qui affecte souvent et durablement les couples divorcés, particulièrement les femmes. Outre la réputation, la reconstruction se révèle parfois encore plus problématique. Mais autres temps, d’autres mœurs.

En France, désormais, ce moment de rupture est plutôt fêté avec faste par certains, imitant ainsi les Touaregs, ce qui donne lieu à des célébrations qui n’ont rien à envier aux fêtes de l’enterrement du célibat.

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Une fête pour le mariage, une autre à l’identique pour le divorce

Pièce montée, accoutrement de circonstance et convives : certaines personnes n’hésitent pas à mettre les petits plats dans les grands plats pour célébrer leur divorce, histoire d’immortaliser le moment et de tourner définitivement la page.

« Mon divorce a été prononcé en juillet 2019, et je l’ai fêté le soir même », témoignait au Huffpost France, Marianne, une avocate de 39 ans.

« Même si cela faisait un an et demi que j’étais séparée lorsqu’on a signé, j’ai senti que ce n’était pas une étape anodine. J’avais envie de la franchir comme un mariage, entourée des gens que j’aime », disait–elle, comme pour transcender sa séparation difficile.

Et pour marquer le moment, Marianne se pare d’une robe blanche et s’est même offerte un bijou. Pour que tout soit parfait, elle a commandé un « gâteau avec des figurines de mariés, sauf que le mari avait la tête coupée ».

Appelé « divorce party », déjà en vogue aux États–Unis depuis longtemps, le phénomène fait de plus en plus d’émules en France. Il est même devenu un filon lucratif pour certaines entreprises versées dans l’organisation des fêtes de séparation.

Divorcée depuis quelques années, Cécile en a fait depuis son business. Elle facture la cérémonie à 450 euros, selon le Parisien qui l’a interrogé. « Ma dernière cliente voulait une pièce montée avec les deux époux. Elle a alors décapité monsieur avec une paire de ciseaux », raconte–t–elle à ce journal.

Toujours en France, à Angoulême, c’est une trentenaire qui propose des événements pour environ 2.000 euros à des femmes qui ont entre 40 et 50 ans, issues de tous les milieux sociaux, d’après le journal.

« Nous ne sommes plus dans les années 1950, où le divorce était vécu comme un cataclysme. La société a évolué et certains voient dans ces séparations un nouveau business », analyse le sociologue Ronan Chastellier, interrogé par le Parisien.

Si le phénomène apparait comme une tendance en France, son existence remonte à loin, particulièrement dans des sociétés à la culture tribale où le poids de la tradition est fortement ancré.

Fêter son divorce, une pratique bien ancrée chez les Touaregs

C’est le cas par exemple de la Chine, de la Mauritanie ou encore du Mali. Chez les Touaregs, à Gourma, dans la région de Tombouctou, au Mali, la pratique est courante.

Une fois divorcée, la femme organise, après trois mois, la cérémonie chez sa famille, comme si c’était un mariage. On y invite les proches et les amis, on y sert des mets copieux et on y chante et danse jusqu’au bout de la nuit.

Le jour de la fête, d’éventuels prétendants se manifestent en se parant de leurs plus beaux habits pour tenter de séduire la « femme qui vient d’annoncer son divorce », écrit le blogueur Youssouf Cissé, cité par le journal Maliactu.

Selon un rituel établi, un artiste se charge d’appeler, en entonnant un refrain, les éventuels prétendants à se manifester. « Sur le coup, les intéressés annoncent, par l’intermédiaire de leurs griots, leur intention, en offrant à la divorcée des présents. Les plus offrants peuvent donner des bœufs, des chameaux, des moutons, des barres de sel, et même de l’argent », souligne le journal.

En fêtant son divorce, la femme touareg veut montrer qu’elle a de la valeur aux jeux de son ex–mari, qui peut être envahi par la jalousie et se manifester pour renouer avec son ex–épouse.

Jadis tabou, la tendance à célébrer le divorce témoigne de la volonté de certains de vouloir assumer leur nouveau statut dans la société.

En Algérie, récemment une jeune fille s’est affichée sur les réseaux sociaux dans une belle tenue avec ce commentaire : « Un jour de divorce heureux ». Mais, on est encore loin des célébrations. Reste que les mentalités semblent avoir bien changé.

https://www.vudailleurs.com/la–france–doit–beaucoup–aux–harkis–lucie–desblancs/

Cedric Leboussi

« La France doit beaucoup aux Harkis » Lucie desblancs

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De 1957 jusqu’en 1962, les harkis sont des soldats indigènes musulmans engagés aux côtés de l’armée française dans des unités appelées harkas, tandis que l’Algérie française était constituée de départements.

Au sein même de l’armée française, ils totalisent 63 000 hommes en décembre 1961. À côté de ces harkis il faut ajouter les soldats musulmans de l’armée régulière (appelés, engagés, militaires d’active, appelés aussi FSNA ou Français de souche nord–africaine) qui sont 85 000 en 196016. Au total, durant cette guerre, l’armée française a inscrit dans ses registres 160 000 harkis, moghaznis, GMPR devenus GMS ou « assès » et un peu plus de 110 000 réguliers17.

Le 19 mars 1962, jour du cessez–le–feu, selon le rapport à l’O.N.U du contrôleur général aux armées Christian de Saint–Salvy, on dénombrait en Algérie, 263 000 musulmans engagés du côté français (60 000 militaires réguliers, 153 000 supplétifs, dont 60 000 harkis, et 50 000 notables francophiles) représentant, familles comprises, près de 1 500 000 personnes menacées sur 8 millions de musulmans algériens18. Il y a une grande incertitude sur le nombre d’Algériens enrôlés ou engagés dans les supplétifs durant toute la guerre, nombre qui varie de 200 000 à 400 000 selon les historiens19.

L’armée française recruta également environ 3 000 anciens éléments du FLN et de l’ALN, dont certains formèrent le célèbre Commando Georges du lieutenant Georges Grillot. La plupart d’entre eux furent victimes de représailles à partir de 1962.

Selon Maurice Faivre, on comptait ainsi quatre fois plus de combattants musulmans dans le camp français que du côté du FLN. Le ministère des Armées évalue à 4 500 le nombre des soldats musulmans morts pour la France, pendant la guerre d’Algérie, et à plus de 600 les disparus.

Aujourd’hui, beaucoup d’Harkis témoignent de leur profonde déception et de leur grande affliction sans renier leur histoire. Pourtant, ils ont mis toute leur confiance dans les politiques annoncées en leur faveur et étendue à l’ensemble des rapatriés mais jamais totalement actées.

Les accords d’Évian ne prévoient aucune disposition particulière quant à la protection ou l’avenir des loyalistes et de leurs familles, qu’ils soient pieds–noirs, juifs séfarades ou harkis moghaznis, fonctionnaires (2 millions de personnes), mais incluent une amnistie pour les actes effectués et les opinions émises avant l’indépendance, de toutes les parties.

La loi française du 23 février 2005, dans son article 2, dénoncera le non–respect des accords d’Évian qui prévoyaient pour le futur gouvernement algérien d’assurer la sécurité des harkis.

Cet article de la loi ne sera pas critiqué par le président algérien Bouteflika. Le FLN prétendra qu’il ne s’agissait que d’une « déclaration » qui ne l’engageait pas.

https://www.tsa–algerie.com/hopitaux–en–france–je–prefere–mille–fois–ceux–de–lalgerie–video/

Un Algérien relate son expérience dans les urgences d’un hôpital en France

Amine Ait 13 mai 2024

En s’installant à l’étranger, notamment en France, de nombreux Algériens suivent leur rêve d’une vie meilleure. Malheureusement, la réalité des choses n’est pas toujours reluisante dans certains domaines.

C’est ce qui en ressort d’un témoignage sur TikTok d’un Algérien établi en France. Souffrant, il se dirige tard la nuit aux urgences de l’hôpital le plus proche. Une fois arrivé, une longue attente s’amorce pour lui, jusqu’à lui faire regretter les hôpitaux algériens.

« Je préfère mille fois les urgences de l’hôpital de Tizi–Ouzou que celles de cet hôpital français », indique de prime abord cet internaute qui précise qu’il s’est rendu à l’hôpital Henri Mondor dans le département du Val–de–Marne, près de Paris.

Hôpital en France : neuf heures et demie d’attente aux urgences

Tout commence pour cet Algérien de France à 1h du matin, quand il arrive aux services des urgences de cet hôpital public français. Alors qu’il s’attendait qu’on le prenne vite en charge, il s’est senti oublié dans la salle d’attente où il avait fini par passer la nuit.

« C’est depuis 1h du matin que j’attends ! Il est maintenant 10h30 et mon tour n’est pas encore arrivé », s’étonne cet Algérien de France, qui précise qu’il n’y avait aucun autre patient dans la salle d’attente, hormis « quelques clochards » qui sont venus passer la nuit à l’abri du froid.

C’est donc un tableau qui donne peu envie, d’autant plus que l’agent de sécurité confie à ce patient que ces SDF viennent crécher dans la salle d’attente toutes les nuits et qu’il devait les mettre dehors chaque matin.

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« J’attends encore que le patient sorte !

Je n’ai pas dormi de la nuit », témoigne cet Algérien de France qui souligne « qu’on critique souvent les services d’urgence des hôpitaux algériens, mais au moins là–bas, même s’il n’y a pas de moyens, on peut passer vite si on connaît quelqu’un ».

Dans les commentaires, plusieurs internautes confirment le constat de cet Algérien de France et témoignent que « les hôpitaux en France sont une vraie catastrophe » et que « la santé publique est en faillite dans l’Hexagone ».

D’autres font savoir que la situation n’est pas meilleure dans les hôpitaux canadiens.

Les dessins du jour

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