Toute une vie de Hélie de Saint Marc
écrit en collaboration avec Laurent Beccaria Hélie de Saint Marc au soir de sa vie se rappelle et se raconte évoque son existence tourmentée de la Résistance où il s'est engagé ses séjours en Indochine puis ce fut la « douleur algérienne » les cruelles promesses parjurées une fois de plus.
 
 
     
   
     
 
Toute une vie
Hélie de Saint Marc


Ecrit en collaboration avec Laurent Beccaria qui a rédigé les introductions biographiques, Hélie de Saint Marc, au soir de sa vie, se rappelle et se raconte, évoque son existence tourmentée où les circonstances l'ont placé, de la deuxième guerre mondiale à la décolonisation, au coeur des évènements qui ont marqué la deuxième partie du vingtième siècle.

Partant « de la source de son enfance », il se souvient de son adolescence, de « la stature intérieure » qu'il s'était fixée, et « de la Résistance » où il s'est engagé. Il tire « les leçons de la déportation : « Un homme nu, battu, humilié reste un homme s'il garde sa propre dignité ». De son retour à la vie qu'il nomme « les jours d'après », il retient que « c'est l'épreuve qui révèle le salaud et l'honnête homme ». Reprenant ses idéaux de jeunesse, il entre à Saint-Cyr, puis rejoint « les légionnaires » de la Légion Etrangère qui « fut la grande affaire de sa vie ».

 
     
 
 
 

Ce volume contient un CD AUDIO reprenant un entretien d'une heure, enrichi d'archives sonores, entre le journaliste Benoît Collombat et Hélie de Saint marc. Ce reportage a été diffusé au cours de l'émission Interception, le magazine de la rédaction de France Inter, dirigé par Simon Tivolle.

Les illustrations sont réalisées par Jean-Michel Perrin.
La photographie de couverture a été prise par Jean-Luc Guérin.

10 dessins N et B
Papier et grammage : Vergé ivoire 100gr des papeteries de la Gorge de
Domène.
Imprimé par la Société de l'imprimerie artistique (SIA) à Lavaur.
Relié par la Nouvelle reliure industrielle (NRI) à Auxerre.
Reliure : cartonnée, cousue, dos rond et jaquette

Editions des Arènes
Date de publication :
octobre 2004 . 280 pages
Prix : 27,80 €
Format : 150 x 240


Les Arènes

33 rue Linné 75005 Paris

Tel : 01.42.17.47.80
Fax : 01.43.31.77.97

arenes@easynet.fr


 
     
 
Ses séjours en Indochine, au Viet-Nam comme au Tonkin, « au soleil d'Asie », dont il est tombé définitivement amoureux, vont profondément le marquer. Il ne se consolera jamais d'avoir dû abandonner, aux mains des rebelles communistes, sur ordre de ses supérieurs, les familles et les habitants des régions où il avait recruté les partisans qu'il commandait. « Sachez-le, c'était un crime ».

Puis ce fut la « douleur algérienne ». Les cruelles promesses, parjurées une fois de plus, lui rappellent celles d'Indochine et feront de lui « l'homme révolté » l' officier rebelle qui terminera sa carrière militaire « en prison ». Condamné à 10 ans de réclusion criminelle par un tribunal d'exception, il en sortira au bout de cinq années, encore plus meurtri que
de sa déportation, car « la prison détruit irrémédiablement, pourrit. », et l'a réduit au rang de paria dans don propre pays.

Toutes ses guerres, il les a faites sans haine, pour rester fidèle à ses convictions et à ses amis. Et surtout, « si je rencontrais demain, au coin d'une rue, l'adolescent que j'ai été, je voudrais qu'il n'ait pas à rougir de ce que je suis devenu ». « Ai-je toujours été fidèle ? Ai-je toujours agi selon l'honneur ? J'ai essayé, sans jamais y parvenir entièrement, d'être igne des autres et de la vie. Je ne connais pas de vérité tranquille. Je veux ajouter de la vie aux années qui me restent, témoigner de tout ce qui dure, retrouver la vérité de l'enfant que j'ai été. Simplement essayer d'être un homme ».

Avec un talent incontestable, l'art des mots percutants et justes, sa délicate sensibilité, son habituelle sincérité, on ne peut terminer ce livre qu'avec une grande impression d'amitié pour ce personnage digne, étonnant, sympathique et hors du commun.

Nul mieux que lui ne pouvait conclure cette recension : « Mettre en ordre mes affaires, classer mes souvenirs, souffrir d'une manière acceptable, contempler le front de la femme que j'aime, retenir quelques regards, dire adieu au parfum des fougères et au crachin de Hanoï, caresser le tronc des oliviers et, quand l'heure sera venue, croire en l'espérance ».

Boris KAN
 
 
     
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